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Les bovins ne remplaceront pas les stations de traitement des ordures C'est parce que l'imagination des hommes est sans limite et qu'on a déjà tout essayé dans l'alimentation des bovins que l'Union européenne s'est permis de légiférer à ce sujet (décision 2004/217/CE du 01/03/2004). Sont désormais interdits: fèces, urines et autres contenus gastro-intestinaux, peaux tannées, semences végétales traitées par des produits phytosanitaires, bois, sciures et autres dérivés traités avec des produits conservateurs, boues de stations d'épuration urbaines, domestiques ou industrielles, déchets ménagers solides, emballages de produits de l'industrie agro-alimentaire. [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1140), 46]
Des farines illégales distribuées en Espagne Juan José BADIOLA, directeur du laboratoire national de référence sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles en Espagne: "L'éradication de la maladie ne sera pas possible avant 2015. En effet, les cas que nous détectons en ce moment sont le résultat de la distribution locale de farines animales illégales dans la seconde moitié des années 1990. Cela met en évidence la non-application de l'interdiction européenne d'utiliser les farines animales dans l'alimentation des bovins (1994). Pour être réaliste, seule l'interdiction étendue depuis l'année 2000 à toutes les espèces sera efficace". [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1126), 46]
Sept mois pour déclarer le premier cas d'ESB aux Etats-Unis ! Non comptant d'attribuer aux Canadiens la paternité des trois premiers cas découverts sur leur territoire, les Etats-Unis s'accordent largement le temps de la réflexion avant de déclarer le 29 juin 2005 le premier cas reconnu d'ESB chez un bovin né aux USA. L'animal, abattu sept mois auparavant, ne serait pas entré dans la chaîne alimentaire. [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1190), 32] Avec retard sont enfin envisagées des mesures depuis longtemps adoptées sur le vieux continent: identification correcte des bovins, retrait des "vaches couchées" de la consommation, abandon des viandes séparées mécaniquement, retrait des tissus à risque etc. (La Semaine Vétérinaire. 2004, (1123), 44]
En Allemagne, 2.000 bovins seraient entrés dans la chaîne alimentaire sans avoir été testés. Plus de 17.000 bovins pourraient en réalité avoir échappé aux tests. Malgré ce scandale dévoilé début 2004, les autorités affirment que le dispositif fonctionne correctement. [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1125), 42 | La Semaine Vétérinaire. 2004, (1130), 38 | La Semaine Vétérinaire. 2004, (1151), 62]
Au USA, la viande de bœuf contient des tissus nerveux indésirables En 2002 la FSIS (Food Safety and Inspection Service) teste les viandes de bœuf isolées des carcasses par la technique AMR (Advanced Meat Recovery) et annonce que 35% des échantillons contenaient des tissus du système nerveux central. [La Semaine Vétérinaire. 2003, (1094), 34]
Les USA auraient cachés des cas d'ESB depuis des années Lester FRIEDLANDER, vétérinaire inspecteur en chef à Philadelphie (Pennsylvanie), déclare le 14/04/05 devant une commission parlementaire canadienne que l'USDA (département américain de l'agriculture) était informé de cas d'ESB depuis le milieu des années 90 mais n'avait pas souhaité les dévoiler. La chaîne de télévision CBC a diffusé le lendemain (15/04/05) des images datant de 1997 d'une vache présentant des symptômes évocateurs de l'ESB. Le docteur Masuo DOI, vétérinaire en charge de ce cas, estime que les tests n'auraient pas été correctement réalisés. Il évoque le cas d'une autre bovin pour lequel les prélèvements auraient posé problème. A ce sujet, Ron DEHAVEN (dir administratif du service d'inspection du dépt de l'agriculture) admet que la multiplication des tests n'a pas réussi à "compenser le fait que nous n'avions peut-être pas les tissus appropriés". [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1180), 45]
Les inspections aux postes frontières européens sont hétérogènes Enquêtant en Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Belgique et Portugal, l'OAVE (Office Alimentaire et Vétérinaire Européen) constate en novembre 2002 "l'absence d'uniformité" dans l'application des règles communautaires aux frontières de l'Union. En particulier, le suivi des lots, leur traçabilité et l'échange d'information ne donnent pas entièrement satisfaction et conduisent l'OAVE à conclure: "on ne peut pas totalement exclure que des lots représentant un risque potentiel pénètrent dans l'UE". [La Dépêche Vétérinaire. 203, (779), 27 | La Semaine Vétérinaire. 2003, (1111), 54]
La Grèce devant la Cour européenne de justice pour défaut d'hygiène dans ses abattoirs. Telle est la décision de la commission européenne en 2004. Une récente visite d'experts européens signale notamment : "les normes communautaires ne sont pas respectées dans les abattoirs. (…) Le personnel n'est pas assez nombreux et il existe des défauts dans le contrôle et les conditions d'hygiène. (…) Le gouvernement grec n'a pas consenti d'efforts importants pour améliorer la situation (malgré les avertissements réitérés ces dernières années)". [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1160), 46]
Même les Suisses ne sont pas à l'abri des égrefins… Dix tonnes de viandes provenant de France et d'Allemagne ont passé illégalement la frontière suisse pendant plus de 10 ans, cachés dans le double fond d'un camion bien évidemment dépourvu de système de réfrigération. Le trafic porte sur 250.000 euros de marchandise sans compter les taxes pour 150.000 euros supplémentaires. Un boucher et une douzaine de restaurateurs écoulaient la marchandise. [La Dépêche Vétérinaire. 2003, (780), 32]
Des os et des arêtes dans les céréales Un cargo de céréales en provenance des Etats-Unis a été saisi par le gouvernement irlandais après la découverte d'os d'animaux et d'arêtes de poissons qui n'auraient manifestement pas du s'y trouver ! [La Dépêche Vétérinaire. 2002, (745), 16]
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