QUESTIONS-REPONSES

• La viande de mouton et de chèvre présente-t-elle un risque pour le consommateur ?
[* les renseignements ci-contre sont fort synthétiques: le lecteur est invité à visiter le site pour une réponse plus précise.]

Officiellement, non. Officieusement, des doutes se font jour.
    Officiellement, aucun cas de petit ruminant vivant dans les conditions d'élevage, n'a été diagnostiqué atteint d'ESB à l'exception d'une chèvre. Pourtant, les farines animales incriminées dans la contamination des bovins ont également été distribuées aux moutons et aux chèvres... Il faut dire qu'il est cliniquement impossible de distinguer d'éventuels cas d'ESB chez les petits ruminants, de ceux de tremblante !
    Des moutons ayant ingéré 1g de cerveau de bovin lors d'une expérimentation ont été diagnostiqués atteints d'ESB: les signes étaient similaires à ceux de la tremblante. On s'est également aperçu que leur carcasse ainsi que le lait étaient très richement porteurs de prion pathogène bovin, alors que la dissémination est bien moins large chez les bovins atteints...
    Officiellement, les britanniques ont testé pendant quatre ans des cerveaux de bovins, croyant chercher l'ESB sur des échantillons provenant de moutons... Plates excuses du gouvernement britannique en octobre 2001: de nouvelles recherches sont entamées, qui prendront quelques années supplémentaires !
    Officieusement, on se demande bien pourquoi les moutons d'élevage échapperaient à la BSE. Les cas étant très vraisemblablement  comptabilisés avec les cas de tremblante.
    Plutôt que d'attendre le résultat des recherches menées par les britanniques, un plan d'éradication de la tremblante est entamé en France, dans l'espoir de pouvoir reconnaître les cas d'ESB sur les petits-ruminants. Encore quelques années sans réponse officielle...
    Les habitudes culinaires hexagonales conduisent à consommer des animaux abattus relativement jeunes et présentant plutôt moins de risque que des individus plus âgés. Sauf la population musulmane et d'autres régions du globe, qui préfère consommer des viandes au goût plus prononcé, provenant de sujets âgés: le risque est alors vraisemblablement plus grand.
    L'éradication des ovins et caprins présentant des signes faisant penser à la tremblante, ainsi que les autres animaux de l'élevage, est une initiative très récente (mars 2002). Par ailleurs, la liste des organes de ces animaux qu'il conviendrait d'écarter de la consommation, mériterait d'être complétée, allant jusqu'à l'interdiction de la carcasse dans son ensemble...