|
A ce jour, même en Grande-Bretagne où le risque épidémiologique et le nombre de cas est notoirement beaucoup plus élevé, aucune prédisposition à la nvMCJ n'a été décelée, en relation avec l'activité professionnelle. Y compris auprès des populations de fermiers, de bouchers, de vétérinaires etc. Seul l'avenir dira si ces données initiales sont confirmées. Ainsi, M. VANOPDENBOSCH (Coda-Cerva - Bruxelles), le 8 nov 2001 à Paris, rappelle-t-il que les vétérinaires, les éleveurs, les bouchers et les abatteurs constituent un groupe à risque pour le nv-MCJ. Il n'exclut pas qu'on pourrait assister à une deuxième vague de cas. Si le pire scénario fait état de 460.000 cas de nv-MCJ, beaucoup d'incertitudes demeurent. [La Dépêche Vétérinaire. 2001, (701), 3-4] Quelles précautions les professionnels peuvent-ils prendre ? * Abandonner l'abattage à la ferme et la consommation des produits qui en découlent (cette pratique est d'ailleurs interdite, indépendamment de l'ESB). * Porter les protections (gants, lunettes, masque) dans les manipulations à risque (mise-bas, césarienne, soins sanglants, prélèvements, opérations de découpe à l'abattoir, etc), sans que l'on n'ait pourtant identifié toutes les situations à risque... Affirmer aujourd'hui que les professionnels de la viande ne sont pas davantage exposée que les autres populations au risque de contamination par le prion pathogène est bien péremptoire. L'honnêteté voudrait que l'on convienne à nouveau de notre ignorance en la matière !
|
|