D'aucuns recommanderont de confier à un 'conseil des sages' la lourde responsabilité de prendre précocement les décisions graves et éventuellement impopulaires qu'il pensera adaptées devant tout nouvel évènement suspect.
    Mais, doté d'un pouvoir dépassant celui des structures gouvernementales existantes, ses choix souverains risquent de ne pas résister aux premières erreurs d'appréciation liées à une trop grande rapidité dans les prises de décisions. Les 'fausses alertes' risquent d'être nombreuses, coûteuses et impopulaires.
    En fait, accepter un nouvel organe de décision supra-étatique relève de la fiction. Cette hypothèse supposerait en effet d'accepter à nouveau le droit à l'erreur et de définir à l'avance un seuil de réactivité. Trop bas, on parlerait d'hypervigilance et le coût en serait insupportable. Trop élevé, il ne serait pas plus efficace que la formule actuelle. Entre les deux, il ne satisfera personne...