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Désormais, les personnes 'susceptibles de présenter un risque' sont exclues du don d'organes et, par précaution, du don de sang. L'éventualité de la transmission de la nouvelle forme de MCJ par les dons du sang est en effet l'objet de toutes les attentions car l'expérience vécue du HIV est encore dans toutes les mémoires ! A ce stade, si la transmissibilité de la forme classique (sporadique) de MCJ par voie sanguine n'est pas établie, le doute est important à propos du nvMCJ: exclure les donneurs présentant un risque est désormais la position officielle. C'est le cas des Etats-Unis qui ont exclu du don du sang les personnes ayant séjourné en Grande-Bretagne entre 1980 et le 31/12/96. Le Canada fait de même pour les personnes ayant séjourné plus de trois mois en Grande-Bretagne ou en France pendant la même période. La France a finalement pris (19 décembre 2000) des mesures similaires vis-à-vis des donneurs ayant séjourné dans les îles britanniques plus d'un an cumulé entre 1980 et 1996 [la sélection s'effectue sur la foi des réponses apportées à un questionnaire] Ce délai a été ramené à 6 mois entre-temps. Pour les autres dons sanguins, la France se contente d'une déleucocytation (plus exactement, une leucoréduction progressivement appliquée depuis 1998) des produits sanguins et écarte du don du sang les personnes transfusées. A chaque fois que possible, les produits de remplacement sont recommandés. En France, les 8° et 9° cas de nvMCJ étaient donneurs de sang. Du fait des mélanges nécessaires en cours de fabrication, les lots de produits sanguins susceptibles d'être contaminés sont particulièrement nombreux: 50.000 patients ont finalement reçu des produits sanguins en rapport avec ces deux malades et 17.000 à 19.000 lots non encore utilisés seulement ont pu être récupérés. Seuls seront contactés les sept patients encore vivants ayant reçu des produits sanguins labiles. Les autres, le plus souvent des patients ayant reçu des immunoglobulines antitétaniques, ne seront pas contactés. En Grande-Bretagne, 13 des 94 premières victimes de nv-MCJ étaient des donneurs de sang. A titre d'exemple, on a retracé la distribution des produits sanguins issus de l'un d'entre-eux: albumine, immunoglobulines et facteurs de la coagulation issus du plasma ont permis de traiter des patients aussi bien sur le territoire anglais qu'en Turquie, Maroc, Brésil, Inde, Russie, Singapour, Sultanats de Dubaï, Brunei et Oman… entre 1996 et 2000. En septembre 2004, 6.000 Britanniques ont été avertis individuellement par courrier par les autorités d'une possible contamination par voie sanguine. Officiellement, l'utilisation de plasma prélevé chez des résidents britanniques est interdite au Royaume-Uni depuis 1998... Le premier cas vraisemblable de contamination sanguine est déclaré par les Britanniques le 17/12/03: décédé à l'automne, le patient avait reçu en 1996 une transfusion de sang d'un donneur décédé de nvMCJ en 1999, postérieurement au don. Le second cas est déclaré par les autorités britanniques en juillet 2004. Cette contamination vraisemblable n'est pas une surprise depuis que la transmission par voie sanguine est confirmée chez le mouton, le macaque etc.
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