CITATIONS

tres pays ont aussi besoin de faire ce travail". [La Semaine Vétérinaire. 2003, (1084), 30]
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Christl DONNELLY et Roy ANDERSON du Collège impérial de Londres, dans un article paru dans la revue Royal Society en 2002: les auteurs estiment qu'au Royaume-Uni
"plus de la moitié des cas cliniques d'ESB n'auraient pas été identifiés ou signalés". Ils évaluent également à 2 millions le nombre de bovins atteints d'ESB dans les années 80 et 90. Si certains ont été éliminés parmi les animaux de plus de trente mois abattus et incinérés au plus fort de l'épidémie, sans test préalable, ils pensent que 1,6 millions de bovins infectés seraient entrés dans la chaîne alimentaire alors que les précédentes évaluations n'étaient "que" de 870.000 carcasses ! [La Semaine Vétérinaire. 2002, (1071), 48]
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En Suisse, l'Office Vétérinaire Fédéral communique les résultats du suivi effectué en 2002: les contrôles effectués par l'Unité ESB ont permis d'établir que les animaux sont souvent incomplètement examinés à l'abattage, le retrait de la moelle épinière et de la dure-mère est parfois insuffisant, 1,5% des échantillons d'aliments pour animaux contiennent encore des traces de farines animales pourtant interdites depuis 2001. [La Semaine Vétérinaire. 2003, (1095), 42]
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En avril 2002, l'OAV Office Vétérinaire et Alimentaire de l'UE Union Européenne s'est rendu en Belgique en mission d'inspection. Son rapport (cliquer ici) épingle la traçabilité dans ce pays:
"de graves irrégularités d'étiquetage de la viande bovine et des produits à base de viande bovine, des insuffisances dans le contrôle de la traçabilité, aucune autorité compétente n'ayant été mise en place pour superviser ce type d'activité sur l'ensemble de la chaîne alimentaire". [La Semaine Vétérinaire. 2002, (1076), 50]
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En juin 2002, l'OAV Office Vétérinaire et Alimentaire de l'UE Union Européenne s'est rendu en Italie en mission d'inspection. Le rapport est très critique et épingle notamment la traçabilité de la viande bovine et des produits en contenant. En particulier, l'OAV a relevé qu'aucune base légale n'existe en Italie pour sanctionner les infractions sur l'étiquetage ! L'identification des animaux, le suivi des mouvements du bétail, la base de données rassemblant les informations nécessaires, les conditions d'étiquetage sont qualifiés d'insuffisants. Les ateliers de découpe ou de production de viande hachée représentent le maillon le plus faible, rendant
"impossible la garantie de l'exactitude de l'information indiquée sur le produit final". [La Dépêche Vétérinaire. 2002, (749-750), 15]
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En juin 2002, l'OAV Office Vétérinaire et Alimentaire de l'UE Union Européenne s'est rendu en Allemagne en mission d'inspection. Le rapport établit que les services vétérinaires ont été dans la plupart des cas dans l'impossibilité de reconstituer avec certitude l'historique de la viande bovine et de la viande hachée du stade final de la chaîne de production à l'animal ou aux animaux ou à l'exploitation d'origine. Le système ne fournit pas toujours la totalité des informations nécessaires au traçage des mouvements des animaux de l'abattoir à la ferme d'origine; les informations recueillies dans la base de données centrale allemande concernant les mouvements des animaux ne coïncident pas toujours avec les informations écrites figurant sur les passeports des animaux. Enfin, en raison de la multitude d'autorités impliquées, la supervision et les contrôles de l'étiquetage obligatoire et facultatif de la viande bovine se sont révélés dans certains cas insuffisants. En particulier, les prescriptions obligatoires en matière d'étiquetage, notamment au niveau de la production et de la vente au détail, n'étaient pas toujours respectées. [La Dépêche Vétérinaire. 2002, (746), 16]
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En septembre 2002, l'OAV Office Vétérinaire et Alimentaire européen s'est rendu au Royaume-Uni en mission d'inspection. Son rapport montre que les leçons du passé n'ont pas été comprises tant les infractions et les carences sont nombreuses et inexcusables.
"Dans de nombreux cas, les niveaux de surveillance, de formation ainsi que le nombre de personnes employées dans le contrôle de la traçabilité de la viande bovine et des produits dérivés ont été insuffisants." La mission a également noté que l'étiquetage obligatoire n'était pas systématiquement appliqué tant au niveau de la production que du commerce de détail. Le rapport signale également qu'une usine de découpe recevait encore de la viande provenant d'établissements auxquels l'agrément avait été définitivement retiré ! [La Semaine Vétérinaire. 2003, (1085), 42]; [La Dépêche Vétérinaire. 2003, (755), 16]
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Jean-Philippe DESLYS, responsable du groupe de recherche sur les prions au CEA, coauteur de l'ouvrage "La vache folle, les risques pour l'Homme":
"la population de moutons au Royaume-Uni est passée de 31,5 millions en 1980 à 44 millions en 1992.  En 1988, la tremblante touchait un tiers des troupeaux, soit 5 à 11 animaux par troupeau de 1.000 têtes (donc théoriquement plus de 60.000 animaux par an), ce qui contraste singulièrement avec les 200 ou 300 cas déclarés officiellement à partir des années 90. La tremblante est présente dans toute l'Europe, et dans certains troupeaux, elle atteint jusqu'à 30% des animaux - une fréquence de 0,5 à 2% par an étant considérée comme la plus courante." Ces chiffres sont en contradiction avec l'absence de déclaration de tremblante en Espagne par exemple… [La Dépêche Vétérinaire; 2001, (693), 7-8]
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Jeanne BRUGERE-PICOUX, professeur de pathologie du bétail à l'Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort, en 2002:
"il serait aberrant qu'un animal entre 24 et 30 mois doive être testé quand il est abattu en France et qu'il échappe à tout contrôle dès lors qu'il aurait été abattu sur le territoire britannique, malgré une prévalence bien plus forte là-bas de l'épizootie". De fait, les bovins abattus en France sont testés vis-à-vis de l'ESB s'ils sont âgés de plus de 24 mois. A contrario, aucun test n'est pratiqué sur les bovins abattus en Grande-Bretagne; la seule précaution réside dans l'éviction des bovins âgés de plus de trente mois. Depuis la levée de l'embargo sur le bœuf britannique, les viandes anglaises, manifestement moins sûres, sont de nouveau commercialisées en France. [Le Quotidien du Médecin. 2002, (7182)]
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