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Un surcoût supporté par tous les acteurs On observe une fluctuation très sensible du cours de la viande au gré des crises successives. Les éleveurs se plaignent légitimement de ne pas commercialiser les bovins à leur juste prix. Mais la chute de revenu est partiellement compensée par des aides communautaires et nationales au mécanisme complexe. Les intermédiaires sont un peu moins touchés, mais il leur a fallu réorganiser la filière. L'obligation de tester les carcasses de bovins de plus de 24 mois est partiellement prise en charge par la communauté européenne. Un surcoût forfaitaire de 1 à 1.54 franc/kg est cependant supporté par le consommateur selon qu'il s'agit de viande avec ou sans os (JO 2 février 2001).
L'aide financière des autorités Pour la campagne 1999, la Commission européenne a décidé de soutenir à hauteur de 60%, vingt et un programmes de promotion de la viande bovine, pour un total de 18 millions d'écus (1 écu = 1,17 US dollar). Il semblerait que rassurer le consommateur n'ait pas de prix... Ainsi, la promotion en France de la race limousine et celle du veau laitier élevé sous la mère bénéficieront-ils des aides communautaires ! Une politique de retrait et de rachat des carcasses est engagé par le gouvernement des divers pays européens, afin de soutenir les cours. Les volumes concernés sont conséquents. Malgré cela, les producteurs ne sont pas rémunérés à hauteur de leurs espérances, tandis que les consommateurs paient un peu plus cher leur beefsteak. Les intermédiaires justifient leur marge en constante augmentation par des volumes plus faibles et des charges incompressibles... Un peu de transparence assainirait le débat à ce sujet ! En 2003, la commission européenne a accordé une aide de 94 millions d'euros pour la surveillance de l'ESB et de la tremblante du mouton (France: 30,5 millions d'euros, RFA: 20,7 M €, Irlande: 9,5 M €, Pays-Bas: 6,3 M €, Espagne: 6 M €, Belgique: 4,7 M €, Danemark: 3 M €, Autriche: 2,4 M €, Finlande: 1,4 M €, Grèce: 0,9 M €, Suède: 0,4 M €, Luxembourg: 0,2 M €). L'aide européenne (ESB + tremblante) passe à 131 millions d'euros en 2005, soit 70% de l'enveloppe financière allouée à la lutte contre les maladies animales.
Suivre le consommateur à la trace... Les études portant sur les habitudes culinaires des ménages se multiplient. Ainsi, le CREDOC juge que les habitudes alimentaires ont peu évolué à domicile entre 1988 et 1997: 80% des français mangent chez eux à midi et 90% le soir. Par contre, le recours aux plats préparés et les escapades gourmandes de fin de semaine se développent. Enfin, les jeunes français sont moins "américanisés" qu'on ne le pensait...
De nouvelles difficultés Mais les difficultés se succèdent: crise de confiance liée à la contamination par la dioxine en 1999, une nouvelle crise de confiance attribuée à l'ESB en octobre 2000 suivie d'un épisode de fièvre aphteuse en 2001 assènent de nouveaux coups bas à un secteur déjà sinistré ! Le report des consommateurs sur les viandes de volaille, de porc et de mouton est bien réel.
Les industriels s'en mêlent Par ailleurs, livrant chaque année pour 100 millions de dollars de suif aux industries pharmaceutiques et cosmétiques européennes, les USA sont intervenus pour obtenir la levée de l'interdiction de l'utilisation de certains composants bovins, ovins ou caprins. [Quotidien du Médecin. 1997, (6122), 31] Le collectif 'Vérité ESB', par l'intermédiaire de son porte-parole Paul VIEILLE, a déposé en 2001 au Conseil d'Etat un recours contre le décret de 1990 (modifié en 1997) classant l'ESB parmi les maladies contagieuses et conduisant en France à l'abattage total des troupeaux atteints.
Des décisions communautaires prématurées Malgré les nombreuses incertitudes dénoncées par les scientifiques, et l'incubation particulièrement longue (5 ans en moyenne) observée dans l'ESB, la Commission européenne a décidé fin 1998 de lever l'embargo sur la viande
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