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La crise bovine s'installe La crise de la vache folle s'inscrit dans un contexte économique peu propice à encaisser la désaffection des consommateurs. En effet, 1995 est une année de forte production alors que la consommation de viande bovine baisse régulièrement depuis 1980. La production a encore progressé de 3% en 1996, en partie par l'abattage de femelles (+5%) traduisant un arrêt de capitalisation des éleveurs dans le cheptel allaitant et laitier (baisse des quotas).
Les consommateurs se détournent de la viande bovine Au second trimestre 1996, la consommation de viande bovine a baissé en France de 15% (jusqu'à -20% en Europe). On note un report (injustifié) du consommateur des bas morceaux vers les "morceaux nobles". Pour l'année entière, la diminution en France n'est que de 6,9% par rapport à 1995 (boeuf: -8,6%, veau: -2,5%, ovin: -0,6%, porc: -1,0%, cheval: +15,0%, volailles: +4,0%, total: -1,4%) contre -9% à l'échelle de l'Europe. Entre 1995 et 1996, la consommation de viande de porc a progressé en France, mais moins que dans le reste de l'Union Européenne (Royaume-Uni: +5%). L'accroc engendré par la crise de la vache folle s'inscrit dans un contexte de baisse régulière de la consommation de viande bovine depuis 1980, au profit de la viande de volaille (poulet 1996: +12% en F, +5% en GB). En France, au 1er janvier 2001, on estime à 125.000 vaches, 20.000 boeufs et 70.000 jeunes bovins le nombre d'animaux se trouvant dans les élevages, faute d'avoir pu être abattus depuis le début de la crise, soit près de 6% de la production nationale. Les mesures communautaires (intervention en régulation des marchés, retrait-destruction des bovins de plus de 30 mois) ne compensent pas l'excédent de production. Pour en savoir plus: Le marketing face aux peurs alimentaires. Revue Française de Marketing. 2001 (3-4), 232 pages. 54 €. Rens: ADETEM. Pôle Universitaire Léonard de Vinci 9291 Paris-La Défense cedex (01 41 16 76 50).
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