|
Jean-Marie LE GUEN, président de la mission d'information sur la grippe aviaire, lors d'une table ronde organisée par l'Assemblée Nationale, le 8 mars 2006. "Aujourd'hui, nous apprenons qu'au Mali, par exemple, alors que les procédures et le savoir-faire existent, il n'y a pas d'argent pour payer l'essence de la mobylette du technicien vétérinaire chargé d'inspecter les élevages qui se trouvent à 30 ou 40 km de la capitale." [La Semaine Vétérinaire. 2006, (1221), 19] ____________________________________________________________ Jean-Luc ANGOT, directeur général adjoint de l'OIE - Organisation mondiale de la santé animale. Colloque grippe aviaire - Paris (15/06/2006) "Sur les 167 pays membres de l'OIE, plus d'une centaine ne disposent pas de services vétérinaires répondant aux normes de qualité de l'organisation et sont dans l'incapacité de mettre en oeuvre des mesures de surveillance sanitaire adéquates.(...) Lorsque l'épizootie s'est déclarée en Asie fin 2003, la Chine et la Thaïlande ont fait preuve d'un manque de transparence manifeste dans la déclaration des foyers." [La Semaine Vétérinaire. 2006, (1231), 14] ____________________________________________________________ Joseph DOMENECH, vétérinaire en chef à la FAO - Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Colloque grippe aviaire - Paris (15/06/2006) "En Afrique, il faut apparemment un mois pour repérer une suspicion et un autre pour effectuer le diagnostic." [La Semaine Vétérinaire. 2006, (1231), 14] ____________________________________________________________ Philippe VANNIER, directeur de la santé animal à l'AFSSA. Colloque grippe aviaire - Paris (15/06/2006) "Les services secrets roumains auraient été saisis du dossier de la grippe aviaire, c'est dire que le système de surveillance ne fonctionne absolument pas dans ce pays." [La Semaine Vétérinaire. 2006, (1231), 14] _____________________________________________________________ Jean-Luc ANGOT, directeur adjoint de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animal), en décembre 2005 "Nous savons dès à présent que les pays africains concernés ne seront pas en mesure d'agir pour endiguer la maladie avec les moyens classiques d'abattage des volailles dans les foyers infectés, en raison notamment du piteux état des réseaux de détection." [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1203), 18] _____________________________________________________________
Bernard VALLAT, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale, interview parue dans le journal Libération le 12 novembre 2005 "Depuis l'arrivée de la souche asiatique fin 2003, les experts de l'OMS affirment qu'il y aura une pandémie parce qu'il y en a eu plusieurs au siècle dernier. Si on leur demande quand, ils répondent peut-être demain ou plus tard... Mais ils ne disent pas toujours que ça peut être à la fin de ce siècle. La théorie de l'arrivée cyclique de pandémies n'a aucune base scientifique. C'est interprété comme quelque chose d'imminent: il y a donc un biais de communication qui n'est pas très scientifique. Des virus à potentiel mutagène de l'influenza aviaire existent dans la nature depuis des siècles (...). Le potentiel pandémique de ce virus animal n'est donc pas nouveau, c'est une menace permanente". [La Dépêche Vétérinaire. 2005, (874), 26] _____________________________________________________________
Bernard VALLAT, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale, devant l'Assemblée Nationale le 7 décembre 2005 La souche du virus H5N1 est "très peu efficace pour infecter l'homme, sinon on aurait eu beaucoup plus de morts en Asie. (...) Ce que l'on craint, c'est que, par mutation endogène ou via un réassortiment entre deux souches différentes, ce virus se transforme et devienne infectant d'homme à homme. (...) Aucun scientifique ne peut en prédire la probabilité. Et si cela advient, nul ne peut dire si le virus sera aussi pathogène pour l'Homme que celui qui circule aujourd'hui." [La Dépêche Vétérinaire. 2006, (878), 8] _____________________________________________________________
Le premier ministre Dominique de VILLEPIN devant l'Assemblée Nationale (octobre 2005) "50 millions de masques sont en cours de livraison dans les hôpitaux. Notre stock atteindra les 200 millions au début de l'année prochaine. En ce qui concerne les antiviraux, nous disposerons dès la fin de l'année des quantités nécessaires pour traiter 14 millions de personnes (…) Quant aux vaccins, nous avons réservé 40 millions de doses qui seront disponibles dès que le vaccin aura été élaboré." [Le Quotidien du Médecin. 2005, (7826), 18] NDLR: les masques en question couvriront les besoins du seul personnel soignant pendant quelques jours seulement. Les autorités de police et l'armée constituent leur propre stock chacun de leur côté. Aucune distribution à la population n'est programmé à ce stade. Enfin, pourquoi commander moins de doses vaccinales que le nombre d'habitants ? Mystère. _____________________________________________________________
Institut National de Veille Sanitaire. Rapport établi à la demande de la Direction Générale de la Santé "Si un virus de la grippe aviaire, tel que le H5N1, acquiert la capacité de transmissibilité interhumaine, le développement pandémique atteindra toutes les zones géographiques et aucune mesure d'isolement étanche ne pourra vraisemblablement protéger le pays durablement. (…) En l'absence d'intervention précoce, l'effectif de personnes contaminées [en France] en fin d'épidémie varierait de 9 à 21 millions. Il faudrait alors hospitaliser entre 455.000 et 1,1 millions de patients. De 91.000 à 212.000 décès seraient à déplorer. (…) Si un vaccin était disponible dès le début de la pandémie, "la vaccination de la population entière permettrait en moyenne d'éviter 57% des cas, 66% des hospitalisations et 72% des décès. (…) En l'absence de vaccin, pour la population à protéger en priorité du fait de ses activités professionnelles indispensables au fonctionnement minimal de la société, la prophylaxie par les antiviraux [administrés] en continu paraît la stratégie la plus efficace. Dans l'hypothèse d'une couverture à 100%, elle pourrait éviter 70% des cas, 76% des hospitalisations et 82% des décès dans ce groupe." [La Semaine Vétérinaire. 2004. (1156), 38] _____________________________________________________________
Shigeru OMI, directeur Asie Pacifique de l'OMS, le 23 février 2005 lors d'une conférence organisée par la FAO et l'OIE à Ho Chi Minh Ville (Viêtnam) réunissant les experts de 28 pays. A propos d'une recombinaison possible avec le virus grippal humain: "Ce serait bien plus grave que le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) qui a tué plus de 800 personnes il y a deux ans." [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1173), 35-36] _____________________________________________________________
Joseph DOMENECH, directeur de la santé animale à la FAO "Mobiliser médiatiquement sur le tsunami, c'est possible, mais mobiliser à long terme sur la santé animale, c'est plus difficile". [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1173), 35-36] _____________________________________________________________
Bernard VALLAT, directeur général de l'OIE "Si une partie de l'argent dépensé par certains pays riches pour acheter des médicaments antiviraux, afin de se protéger contre une éventuelle pandémie, avait été investie pour renforcer les structures vétérinaires en Asie du Sud, l'épizootie serait déjà sous contrôle". [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1173), 35-36] _____________________________________________________________
Georges W. BUSH, président des Etats-Unis, le 14/09/05 devant l'assemblée des Nations unies "Si rien n'est fait, le virus H5N1 de la grippe aviaire pourrait provoquer la première pandémie du XXIème siècle. Nous ne devons pas laisser cela se produire." [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1195), 20] _____________________________________________________________
Bui Quang Anh, directeur du département de la santé animale au ministère de l'Agriculture Vietnamien n'est pas à une contradiction près… Morceaux choisis: le 02/09/04 "A l'époque, nous n'avions pas suffisamment d'informations et nous n'étions pas suffisamment expérimentés." [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1150), 62]
10/04 "Depuis fin mars dernier, époque à laquelle la grippe aviaire a été déclarée vaincue au Viêtnam, le nombre de foyers de la maladie et le nombre de volailles atteintes n'ont cessé de diminuer. (…) L'apparition de ces foyers (NDLR: 6.000 volailles atteintes en deux semaines !) montre qu'il existe un fort risque de résurgence de l'affection, car l'agent en cause est encore dans la nature, même si les animaux sont abattus." [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1156), 44]
le 18/06/05 "Nous devons continuer notre travail de prévention contre la maladie et rester extrêmement vigilants. Mais certaines provinces semblent être négligentes." [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1188), 48] _____________________________________________________________
Markos KYPRIANOU, commissaire responsable de la santé et de la protection du consommateur auprès de la commission européenne, le 28/04/05 "La situation qui prévaut actuellement en Asie et les foyers récents de grippe aviaire dans l'Union européenne ont révélé l'ampleur de cette maladie. Au-delà de l'impact connu sur la santé et le bien-être des animaux, il existe une crainte réelle qu'une souche mutante d'influenza aviaire puisse déclencher une pandémie humaine." [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1182), 60] _____________________________________________________________
Bernard VALLAT, directeur général de l'OMS, lors d'une réunion de la FAO à Rome le 05/02/04 "Tous les pays asiatiques touchés auraient dû signaler l'apparition de la grippe aviaire plus rapidement." [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1128), 37-38] _____________________________________________________________
Joseph DOMENECH, directeur de la santé animale à la FAO "Avec une maladie aussi hautement pathogène, la meilleure façon de diminuer la circulation du virus est de tuer tous les animaux d'un foyer et ceux présents dans un périmètre de 3 à 5 km. Mais camper sur des positions d'abattage massif pur et dur n'est pas tenable politiquement et économiquement dans des pays incapables d'appliquer ces mesures dans de bonnes conditions ou de les financer." [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1128), 37-38] _____________________________________________________________
Jai P. NARAIN, de l'OMS lors d'un sommet au Sri Lanka le 07/09/05 "La question n'est plus de savoir si une pandémie de grippe aviaire va se produire chez l'homme, mais quand." [La Semaine Vétérinaire. 2005, (1194), 28] _____________________________________________________________
Mohamed NO, représentant officiel de la Malaisie, en octobre 2004 "les habitants qui vivent à la frontière entre les deux Etats (Malaisie et Thaïlande) n'ont pas pris conscience du danger que représente l'épizootie qui sévit actuellement chez les volailles et qui a causé la mort de plusieurs personnes." [La Semaine Vétérinaire. 2004, (1153), 44] _____________________________________________________________
|
|