|
Rendu célèbre par un ancien feuilleton télévisé, le montagne des Pyrénées est un très grand chien à la fourrure épaisse et blanche. Dame nature lui a octroyé des ergots doubles aux postérieurs, qui sont conservés.
Historique: Son lointain ancêtre, le 'dogue du Tibet', vivait sur les hauts plateaux d'Asie Centrale. Au gré des migrations et des invasions militaires, il a progressivement essaimé, participant à la création de nombreuses races isolées géographiquement: bouvier suisse, bouvier bernois etc. Le montagne des Pyrénées était affecté à la garde des troupeaux et, surtout, à leur protection vis-à-vis des prédateurs (loup, lynx, ours, chiens errants et maraudeurs), alors que la conduite des bêtes incombait au petit berger des Pyrénées. Son berceau géographique s'étale sur les deux flancs des Pyrénées Centrales, jusqu'en Ariège et Haute-Garonne. Son nom local était le 'patou'. Traditionnellement, les bergers l'affublaient d'un collier muni de pointes métalliques, afin de le protéger des morsures de loups. Pour écarter les ours, deux chiens étaient nécessaires au troupeau. Les Seigneurs l'employaient également au 15° siècle, à la garde de leur forteresse, aux côtés des régiments de gardes. Ils participaient aux rondes de nuit. Au 17° siècle, il a su séduire le duc du Maine, fils du roi et de Madame de Montespan. Le chiot que l'enfant avait remarqué lors d'un séjour dans la région, fut ramené à Versailles où il fit sensation. La noblesse s'entichât à son tour de ce chien. C'est ainsi qu'on en trouva un grand nombre dans les châteaux et les parcs de la noblesse. L'avènement du chemin de fer et la mode du thermalisme et du tourisme conduisirent au 19° siècle, de nombreux citadins dans la région. Ils s'entichèrent de ce chien, et sa diffusion fut alors importante dans l'hexagone. Les élevages se multiplièrent. La rédaction du premier standard fut axée sur la conservation du type ancestral.
|
|