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Petit… mais costaud ! Telle pourrait être la description raccourcie du carlin. De type molossoïde, ce chien a une bouille toute ronde, des yeux proéminents, le front ridé, le museau très raccourci et il est doté d'une forte musculature.
Historique: Vraisemblablement originaire de Chine, il apparaît en Europe via la Hollande et la Russie. Il devint très à la mode à partir de 1669, auprès des aristocrates, qui suivent en cela Guillaume III d'Angleterre nouvellement sacré. En France, sous Louis XV, les dames le cachaient sous leurs jupes pour se défendre (mollement…) de l'ardeur de leur(s) galant(s). On rapporte également que le carlin de Marie-Antoinette l'accompagnât jusqu'à l'échafaud, à l'insu de tous. Ce n'est qu'après l'exécution que le bourreau fit cette découverte en se faisant mordre ! Ce chien tire son nom du surnom d'un acteur italien de la commedia dell'arte, Carlo Bertinazzi, qui sévit à Paris au milieu du 18° siècle. Il tenait notamment le rôle d'Arlequin. Masqué de noir, il faisait alors penser à ce petit chien à la mode. Mais les anglais lui préfèrent le nom de 'pug', dérivé de 'pugnus' signifiant le poing. De fait, la forme de sa tête évoque un poing fermé et sa ténacité renforce cette similitude. Dans les pays germaniques, on l'appelle 'mops', qui évoque un air fâché. Jusqu'au Second Empire, il accompagnât les grands de ce monde. Puis, il connut un temps de disgrâce au profit de races utilitaires employées à la chasse. Au fil des siècles, le type morphologique a évolué dans le sens d'un corps plus râblé, d'un museau encore plus court. Il rejoint alors le cercle fermé des bulldog anglais, boston terrier.
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