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Fidèles compagnons de nos maisonnées, chiens et chats sont de plus en plus souvent nourris d'aliments industriels. 30% en 1975, 50% en 1978 et 72% en 1987… Ils sont plus de 80% aujourd'hui à manger des aliments préparés.
Au pays de la gastronomie et des petits plats mijotés, comment expliquer cette progression ? Chronologiquement, le marché des aliments pour animaux a bénéficié de l'engouement des années 60 pour les légumes en conserve (haricots verts, petits pois) et les plats cuisinés (choucroute, raviolis, quenelles). C'est grâce aux techniques mises au point à cette époque que les aliments industriels pour animaux ont connu un tel essor.
En 1955, lorsque les premiers aliments pour chiens furent élaborés en Europe Continentale, le marché n'était qu'embryonnaire. DOGALIMENT, la première marque déposée d'aliment en conserve pour chiens, date de 1956. Les produits CANIGOU et RONRON datent de 1957. Les premiers aliments secs fabriqués en France par FELIX BONZO datent de 1958. Depuis lors, les industriels se sont intéressés à deux techniques bien différentes : les conserves d'une part et les croquettes d'autre part.
Chacune de ces présentations constitue une option industrielle à part entière, en terme d'équipement des usines, de savoir-faire et de maîtrise technique. Aujourd'hui encore, les fabricants ne dominent souvent que l'un de deux processus de fabrication et produisent soit des conserves, soit des croquettes.
Au fil des ans, quelques variantes sont venues égayer les rayonnages. C'est ainsi que les barquettes se sont glissées parmi les boîtes de conserve. Entre ces deux conditionnements, seul l'emballage diffère : les barquettes seraient plus valorisantes pour le produit lui-même et mettraient mieux en valeur la complicité entre le maître et son compagnon.
De même, les croquettes ont été rejointes par des soupes et des flocons déshydratés. Habiles compromis marketing, ces nouvelles présentations permettent au maître d'avoir l'illusion de 'préparer' la nourriture de son chien en ajoutant de l'eau chaude au moment de servir.
Quels sont les avantages respectifs des pâtées en conserve et des aliments déshydratés en croquettes ? Avant tout, il s'agit d'un choix offert à l'acheteur. Celui-ci peut opter selon ses propres critères et la préférence de son animal. Côté diététique, les deux solutions sont équivalentes si les ingrédients retenus sont de qualité identique, en proportions similaires et si les procédés de fabrication sont bien maîtrisés.
Côté appétence (habile mélange d'odeur, de goût et d'attrait visuel), les conserves et barquettes donnent moins de tracas aux fabricants. Mais, pour augmenter cette appétence, certains ajoutent malheureusement gelée, gras et protéines en excès, jusqu'à obtenir des produits pour lesquels la gourmandise l'emporte bien souvent sur l'appétit réel… Les raisons commerciales l'emportent alors sur les règles de la diététique !
Quant aux aliments déshydratés, ils ne sont pas en reste. Les processus de fabrication permettent en effet d'enrober les croquettes d'une fine pellicule grasse appétente sans que l'ensemble de la croquette ne soit, en principe, déséquilibré. Pour certains produits, cet enrobage est mis à profit pour simuler une sauce après que l'on ait ajouté de l'eau chaude dans la gamelle. Encore une fois, l'aspect final du produit ne doit pas être élaboré au détriment de la formulation diététique.
Depuis quelques années, les 10,5 millions de chiens et les 8,1 millions de chats français consomment de plus en plus d'aliments déshydratés. La progression des aliments en conserve (boîtes et barquettes) n'est pas aussi importante. C'est le fruit d'une bonne maîtrise de la technologie des aliments déshydratés par les fabricants et d'une recherche d'un coût de revient plus raisonnable de la part des maîtres. En effet, transporter un produit déshydraté est notablement moins onéreux et le coût d'ensachage plus réduit que celui des boîtes de conserve. Cette évolution du marché est une petite révolution hexagonale car la tendance était davantage en faveur des pâtées humides voici quelques années.
Les croquettes présentent aussi l'avantage d'imposer un effort de mastication. Cet exercice participera à une bonne hygiène dentaire et gingivale, en complément d'un brossage de dents régulier.
Choisir entre croquettes et conserves est avant tout une affaire de goût. Au-delà du mode de conservation et de la présentation finale, les véritables critères de choix d'un aliment pour votre fidèle compagnon concernent d'abord la qualité des ingrédients, leur juste proportion et la précision de la cuisson. Autant de qualités qui n'apparaissent pas à l'œil nu et qui ne dépendent pas de la présentation en conserve ou croquette.
Votre Vétérinaire saura vous guider dans votre choix.
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