LES OLIGO-ÉLÉMENTS

    Compléments minéraux, vitamines et oligo-éléments sont tout aussi nécessaires à la bonne santé des animaux que le sont les protéines, les lipides et les glucides.

    Seule différence : la quantité à inclure dans la pâtée et l'utilisation qu'en fera l'organisme.

    Au jeu des ingrédients à distribuer en très petite quantité, ce sont les oligo-éléments qui gagnent la palme. C'est la raison pour laquelle a été retenue la racine grecque
oligos (= peu nombreux) pour désigner ces éléments : fer, cuivre, zinc, iode, sélénium, chrome, cobalt, fluor, molybdène et manganèse. Pour les distinguer des autres minéraux ingérés en quantité plus importante (calcium, phosphore, magnésium, sodium), on les appelle quelquefois micro-minéraux.

    Il s'agit d'éléments métalliques ou métalloïdes qui sont indispensables au fonctionnement d'un grand nombre d'enzymes. Celles-ci interviennent dans un nombre incalculable de réactions métaboliques et biochimiques vitales.

    A titre d'exemple, le fer contribue à prévenir les processus anémiques. Il ne faut pas pour autant en administrer en excès car il provoquerait des désordres digestifs.

    Le cuivre peut également contribuer à prévenir certaines anémies. Il améliore aussi la solidité de la trame osseuse et des cartilages. Il participe enfin au métabolisme des acides gras. L'administration en excès n'est pourtant pas recommandée car il se révèlerait rapidement toxique.

    Le zinc participe à la contraction musculaire. Ce métal agit sur la circulation de la vitamine A dans l'organisme. Il a une action dans le processus de cicatrisation de la peau, il est antiséborrhéique, stimule l'état immunitaire et entre dans le métabolisme des acides gras.

    L'iode est active sur la fonction thyroïdienne et elle peut contribuer à prévenir certaines affections musculaires.

    Le sélénium, en association avec la vitamine E, maintient l'intégrité des cellules, plus particulièrement celles des muscles.

    Le rôle des oligo-éléments est étroitement lié à la présence et à la teneur des autres oligo-éléments. Il serait illusoire, inutile voire nuisible d'essayer d'augmenter la part de l'un par rapport aux autres. De plus, certains se révèleraient toxiques s'ils étaient artificiellement distribués en excès.

    Heureusement, ils sont en juste proportion dans les ingrédients alimentaires d'usage courant. Les recettes ménagères recommandées par les vétérinaires couvrent de manière satisfaisante les besoins en oligo-éléments.

    Quant aux aliments industriels, les plus sérieux dosent le contenu de chaque lot et ajustent la composition si nécessaire.

    Il n'est donc pas nécessaire de compléter la nourriture de votre compagnon par des oligo-éléments sans diagnostiquer au préalable une réelle carence pour l'un d'entre eux. Seul le vétérinaire est capable d'évaluer l'utilité d'une supplémentation diététique à l'occasion d'une visite. Demandez-lui conseil à cette occasion, car il ne peut s'agir que d'une démarche propre à chaque animal.