LA FRÉQUENCE des REPAS

    Bien nourrir son animal, c'est connaître la quantité qui lui est nécessaire. La composition, les proportions et la fréquence de ses repas. Respecter les goûts de son compagnon ne doit pas aboutir à des excès alimentaires ou des carences, pour avoir voulu privilégier sa simple gourmandise.

    La quantité dépend étroitement de la taille, du poids, mais également de la race, de l'activité, de l'âge et des conditions climatiques. Si l'activité sportive soutenue nécessite de manger davantage, l'inactivité totale réduit les besoins alimentaires d'autant. La croissance, elle aussi, exige un effort métabolique important qui conduit à une plus grande consommation. De même que la fin de la gestation et l'allaitement des petits, qui fatiguent une femelle; celle-ci doit manger suffisamment.

    La qualité des ingrédients importe également. Une nourriture de qualité médiocre imposerait à l'animal de manger davantage pour assurer ses besoins nutritifs. Il est bien entendu préférable de choisir des aliments de qualité, propres à la consommation humaine par exemple.

    Pour une meilleure digestion des aliments, la fréquence des repas nécessite d'être adaptée, pour certains animaux.

    Ainsi, les chiens de grande taille, candidats privilégiés de la dilatation-torsion d'estomac, éviteraient dans une certaine mesure cette grave perturbation digestive lorsque la pâtée est fractionnée en deux, voire trois repas. Le calme, une composition constante, des ingrédients de qualité viennent compléter ces recommandations.

    De même, les animaux gloutons sont moins souvent malades quand leur maître fractionne les repas en deux ou trois prises quotidiennes, hors des horaires d'agitation de la maisonnée. La composition et la consistance de l'alimentation de ces animaux peuvent également être révisés par le vétérinaire.

    En ce qui concerne les chiots, les chatons et les femelles gestantes, l'encombrement que représente l'aliment dans l'abdomen conduit à multiplier les repas afin de ne pas surcharger leur estomac.

    Pour les autres, un seul repas quotidien peut éventuellement suffire. Mais, quand cela est possible, préférez répartir la quantité journalière en deux distributions. Fractionner davantage, hormis quelques cas particuliers, expose à une sollicitation exagérée des organes de la digestion, ainsi qu'à une surconsommation proche du grignotage.

    Votre vétérinaire saura vous indiquer les besoins de votre compagnon et la manière de distribuer la nourriture  en quantité et en fréquence.

LA QUANTITÉ PEUT VARIER DU SIMPLE AU TRIPLE, SELON LE CAS.
EXEMPLE DES CHIENS :

Facteur racial
• Chiens nordiques (x 0,8)
• Races enrobées (beagle, golden retriever, cocker) (x 0,9)
• Races maigres (dogue allemand) (x 1,1)
• Autres races (x 1,0)

Facteur comportemental
• Léthargique (x 0,6)
• Sédentaire, très calme, castré (x 0,7)
• Calme, peu actif (x 0,8)
• Calme et actif (x 0,9)
• 'Normal' (x 1,0)
• Nerveux et actif (x 1,1)
• Nerveux et hyperactive (x 1,2)


Statut physiologique
• Croissance
- présevrage (x 3,0)
Post-sevrage (x 2,0)
- Reste de croissance (x 1,75-1,20)
• Gestation
- Premier tiers (x 1,0)
- Second tiers (x 1,1)
- Dernier tiers (x 1,2-1,5)
• Lactation
- Début (x 2,0-3,0)
- Fin (x 0,9)
• agé (x 0,9)

Facteurs climatiques
+ 30°C et sup (x 1,2)
+ 20°C env (x 1,0)
+ 10°C env (x 1,1)
0°C env (x 1,25)
- 10°C et inf (x 1,5)


Exemple : Pour une chienne beagle adulte stérilisée, très calme, tenue l'hiver en chenil extérieur, la nourriture sera réduite de 30% par rapport aux recommandations moyennes données pour un animal 'standard'. Il faut, en effet, tenir compte des coefficients de correction successifs :

0,9 x 0,7 x 1,0 x 1,1 = 0,70