BOISSON: QUE CHOISIR ?

    L'eau est indispensable à la vie. Chiens et chats en consomment sans s'en rendre compte car leur nourriture en contient déjà (pâtée ménagère environ 75-80%, conserves pour animaux environ 72%, croquettes environ 10%).

    Une gamelle d'eau est toutefois nécessaire en complément. La quantité bue varie d'un animal à l'autre. Sa taille, la nourriture en pâtée ou en croquettes, la teneur en sel, la température ambiante, l'exercice physique, la quantité d'urine sont autant de facteurs qui font varier la quantité d'eau ingérée.

    Les goûts changent étonnamment d'un individu à l'autre. Certains boiront l'eau croupie d'une mare, d'autres laperont l'eau de mer au risque de se rendre malades.

    L'eau de qualité potable est bien entendu préférable. C'est la certitude qu'elle est exempte de germes et que goût et odeur ne limitent pas la quantité ingérée. L'eau de conduite et l'eau minérale en bouteilles répondent à ces impératifs de salubrité et d'attirance spontanée.

    L'eau est une denrée périssable. Dès qu'elle servie, elle commence à 'tourner' très progressivement. Pour l'éviter, il faut utiliser des récipients propres et en renouveler le contenu au fil de la journée.

    Certains plastiques donnent un goût désagréable à l'eau, leur entretien est également plus difficile. Préférez les récipients en verre incassable (type PYREX ou ARCOPAL) ou en inox. Ils résistent mieux aux produits d'entretien et aux abrasifs.

    Au cours des voyages, pensez à emporter un récipient et de l'eau pour votre compagnon. Réutilisez à cette occasion une bouteille d'eau minérale : c'est le seul moyen de ne pas donner de goût à l'eau transportée. Les flacons ayant contenu d'autres boissons laissent une odeur ou un goût qui déplairaient au chien ou au chat.

    S'il refuse quand même de se désaltérer, patientez le temps nécessaire afin qu'il se remette des émotions du voyage. A défaut, vous pouvez le brumiser à l'aide d'un aérosol d'eau sous pression, en évitant que le bruit ne l'apeure.

    Pour ceux qui ont la manie de ne boire qu'au robinet, comme cela se voit parfois, une gourde de cycliste se révèlera bien utile pendant le voyage car changer les habitudes n'est pas si simple !

    Dans tous les cas, les animaux doivent boire à température ambiante . Trop chaud, ils risqueraient de se brûler. Trop froid, les maux d'intestins les guettent. La tentation est pourtant grande de se désaltérer au torrent. Outre le risque de contamination fécale par les animaux qui fréquentent le cours d'eau et ses abords, c'est le meilleur moyen d'attraper la diarrhée.

    Que penser des animaux qui refusent de boire l'eau claire et ne l'acceptent qu'avec un nuage de lait ? Cette manie a laquelle les maîtres souscrivent trop souvent présente certains inconvénients. Le premier, c'est que le mélange 'tournera' plus rapidement, surtout aux beaux jours. Le second, c'est que les intestins des adultes ne supportent pas toujours le lait malgré l'attirance gustative qu'il exerce sur eux. Troubles digestifs ou dermatologiques sont parfois la rançon de cette gourmandise d'un autre âge.
Le lait constitue en effet l'aliment des tout jeunes, à condition qu'il s'agisse de lait de chienne ou de chatte ! Le lait de vache n'a jamais convenu aux intestins des carnivores quel que soit leur âge…

    Que penser des boissons du commerce vendues pour les animaux ? Bière pour chiens, boissons aromatisées ou lait pour chats n'ont d'autre intérêt que d'amuser les maîtres qui acceptent d'en faire la dépense.

    La seule utilité de la boisson est l'eau qu'elle contient. Elle désaltère et assure l'hydratation de l'organisme. Elle compense l'évacuation d'eau par les urines et l'évaporation par le halètement. Elle permet aussi aux femelles d'allaiter leur petits.

    Une augmentation ou une diminution dans la quantité d'eau ingérée ou éliminée peut signer un affection grave nécessitant de consulter votre vétérinaire. Surveillez tout particulièrement une augmentation inhabituelle des quantités d'eau avalées.

    Source de vie, l'eau est un aliment essentiel nécessaire à l'organisme, au même titre ou même plus que les aliments absorbés.