LES ALIMENTS DIÉTÉTIQUES

    La bonne santé et la vitalité de nos compagnons chiens et chats passent par la nourriture. Si la croissance, l'âge adulte, la gestation ou l'exercice physique, nécessitent une alimentation adaptée, les situations pathologiques méritent également un régime approprié en complément du traitement médical. Savoir adapter les recommandations à chaque patient relève des compétences du vétérinaire.


    L'ingestion de nourriture va bien au-delà du simple intérêt gustatif. Les aliments ingérés rendent possible le maintien des fonctions vitales, la température et permettent l'effort musculaire nécessaire aux déplacements.

    Les aliments sont d'abord ingérés, puis digérés et transformés en nutriments. Ceux-ci vont trouver leur utilité au sein de l'organisme. Pour un fonctionnement optimal, la pâtée doit répondre à certains critères de quantité, de qualité et de composition.

    Comme pour les situations physiologiques (croissance, adulte, gestation…), l'alimentation des animaux malades doit être adaptée (insuffisance rénale, hépatique, cardiaque, diabète etc). Il appartient au vétérinaire d'ajuster les recommandations diététiques à chaque cas. L'approche du malade tiendra compte de sa pathologie dominante, des petits dysfonctionnement annexes, de sa forme actuelle, de son âge et de ses habitudes alimentaires passées. La disponibilité des maîtres sera également prise en compte.

    Chaque patient est donc un cas à part entière, qui mérite que lui soit prescrit un régime  approprié.

    'Nutrition', 'diététique', 'recommandations alimentaires', 'régime'… autant d'expressions associées trop rapidement à la notion de privation, manque de goût et d'intérêt de la pâtée correspondante. Mais si votre compagnon nécessite une alimentation particulière, la solution proposée tiendra toujours compte du comportement de l'animal.

    Ce dernier réagira aussi en fonction de l'attitude qu'adoptera son maître. Il faut donc s'assurer que le message est bien passé, concernant les raisons d'une telle prescription.

    Dans tous les cas, il faut prévoir une période de transition pendant laquelle l'ancienne nourriture sera mélangée à la nouvelle en proportions progressivement inversées. Cela permettra d'éviter tout 'blocage' et autorisera une meilleure digestion.

    La nutrition bénéficie des derniers progrès du monde médical et vétérinaire. Elle conduit tout naturellement à des recommandations alimentaires à but préventif chez les animaux en bonne santé et adaptée à chaque cas. De même, lorsque le patient présente une affection susceptible d'être améliorée par des précautions alimentaires, un véritable régime est mis en place, parallèlement au traitement médical indispensable. On entre alors pleinement dans la diététique.

    La diversité des cas, des races, des formats et des comportements vis-à-vis de la nourriture expliquent que chacun se voit recommander un régime différent, inadapté aux autres animaux de la maisonnée. Séparer les gamelles, éviter les tentations et les gâteries améliore les résultas de manière sensible.

    Vouloir adapter la nourriture de chacun selon son statut physio-pathologique nécessite de connaître le fonctionnement métabolique propre à chaque situation. Le vétérinaire est manifestement le seul habilité à délivrer des conseils alimentaires pertinents. Il connaît également les procédés de fabrication mis en œuvre dans l'industrie des aliments pour animaux. Selon le cas, il retiendra une recette ménagère ou choisira l'un des aliments à objectifs spéciaux désormais disponibles. Quelques fabricants ont, en effet, décidé de développer ce créneau, malgré une rotation des stocks beaucoup moins rapide pour ces produits particuliers.

    A ce jour, les chiens sont un peu mieux lotis que les chats, concernant le nombre des références disponibles.

    Pour limiter la tentation de certains fabricants de parer leurs produits de vertus fantaisistes, une réglementation a été mise en place… qui devra être complétée ultérieurement.

    Elle prévoit notamment que les fabricants recommandent sur l'emballage à tout utilisateur de demander l'avis d'un vétérinaire. Une question de bon sens…