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LA 'PUCE ELECTRONIQUE'

    L'immatriculation des carnivores domestiques est exigée en France dans un certain nombre de situations: avant la cession (même gratuitement, même entre particuliers), pour les chiens de plus de 4 mois, pour les chats nés en 2012 et au-delà, pour certifier la vaccination antirabique, pour les passages transfrontaliers etc.
    Elle est également utile pour retrouver son compagnon en cas de fugue et pour établir qui est le propriétaire de l'animal.

TATOUAGE ou PUCE ELECTRONIQUE ?
    Tatouage et transpondeur (puce électronique) coexistent encore pour quelques temps en France. Quelques explications s'imposent...

MON ANIMAL EST DÉJÀ TATOUÉ: QUE FAIRE ?
    Vous pouvez demander à votre vétérinaire la pose d'une puce électronique, en complément du tatouage. C'est utile lorsque le tatouage est devenu difficile à lire ou en prévision d'un voyage à l'étranger.
    Selon votre destination, la puce électronique peut en effet être le seul moyen d'identification accepté. Même si elle est supposée acceptée (dans certaines conditions) par quelques pays étrangers, l'immatriculation par tatouage laissera pantois les autorités locales passées depuis longtemps au seul transpondeur.

QUELS AVANTAGES À L'IMMATRICULATION ÉLECTRONIQUE ?
    Pour ceux qui se sont déjà trouvés confrontés à un tatouage illisible, réalisé le plus souvent avant l'adoption, la puce électronique présente l'avantage de la durabilité et de la parfaite lisibilité du numéro.
    Pour les maîtres se déplaçant à l'étranger, la puce inclus l'information nécessaire pour identifier le pays d'origine et contacter le bon fichier. Par contre, le tatouage hexagonal a l'inconvénient de laisser perplexes les autorités étrangères ayant trouvé votre animal. Certains pays n'acceptent d'ailleurs plus ce mode d'immatriculation d'un autre âge.

UN PEU DE TECHNIQUE
    De la taille d'un grain de riz, le 'transpondeur' ou 'puce électronique' est un composant enrobé de verre bio-compatible. Il est glissé sous la peau par le vétérinaire, à l'aide d'une forte aiguille. Cet acte médical se réalise, selon le cas, avec ou sans anesthésie.
    La lecture s'effectue à l'aide d'un appareil spécifique, promené sur la face gauche du cou (entre les omoplates dans certains pays). Le numéro s'inscrit sur un écran à cristaux liquides.
    La durabilité de l'implant est supérieure à la durée de vie de l'animal. L'information qu'il contient est infalsifiable. Le numéro attribué est unique et correspond à un seul animal, sans confusion possible.
    Les coordonnées du détenteur sont centralisées dans le pays d'implantation, auprès d'un organisme agréé par les autorités locales. Lorsque l'animal est déplacé de manière définitive dans un autre pays, son enregistrement doit se faire à nouveau dans le pays d'accueil. En France, cet enregistrement s'effectue auprès d'un vétérinaire. Les déplacements courts (vacances) ne nécessitent pas de démarche spécifique. A l'inverse, les travailleurs transfrontaliers et les voyageurs partageant leur temps entre deux pays gagnent à faire enregistrer leur animal à titre complémentaire dans le second pays fréquenté.
    L'accès aux renseignements du fichier est autorisé aux seuls vétérinaires, membres des forces de l'ordre, municipalités et gestionnaires de fourrières, moyennant un code d'accès professionnel.

QUELS INCONVÉNIENTS À L'IMMATRICULATION ÉLECTRONIQUE ?
    Placé sous la peau de l'encolure, le risque existe que le découvreur d'un animal errant n'ait pas l'idée de la présence d'un transpondeur électronique. Cet inconvénient peut aboutir à une adoption spontanée par un particulier (appropriation) ou au placement (illégal) auprès d'un foyer d'accueil alors que le circuit d'adoption réglementaire est légalement géré par les Sociétés de Protections Animales et assimilées.
    De tels placements illégaux, réalisés le plus souvent de bonne foi, peuvent aboutir à une lecture très différée de la puce électronique. Celle-ci n'est en effet pas recherchée systématiquement à chaque présentation d'un animal dans les cabinets vétérinaires. Lorsqu'elle est retrouvée au détour d'une consultation, le vétérinaire doit en informer le détenteur qui a présenté l'animal à sa consultation. Il peut l'aider à retrouver le propriétaire légitime mais sans pouvoir le rechercher lui-même de sa propre initiative.
    Les fichiers des différents pays ne sont pas interconnectés. Aussi, les voyageurs se rendant régulièrement dans un même pays étranger ont-ils intérêt à enregistrer à titre complémentaire leur animal dans le fichier de ce pays.

LA PERFECTION ?
    Aucun des deux systèmes d'immatriculation agréés en France n'est parfait à lui seul. Mais nous avons la chance, que n'ont pas d'autres pays européens, de pouvoir utiliser simultanément deux systèmes d'enregistrement autorisés: faire tatouer (cela est encore possible, mais la validité est partielle) et poser une puce électronique (plus durable, reconnu à l'International) représente sans aucun doute le meilleur moyen de retrouver son animal de manière rapide…
    S'il faut choisir, le transpondeur est très largement préférable au tatouage.

LE TATOUAGE EN VOIE D'ÊTRE ABANDONNÉ
    De plus en plus rarement utilisé, le tatouage était supposé abandonné en France le 3 juillet 2011. Mais c'était sans compter sur l'exception gaulloise et l'administration qui interprètent de concert et de façon unilatérale les textes européens: ainsi, le tatouage reste valide et peut encore être employé pour immatriculer les animaux ne sortant pas du territoire national... Selon les autorités françaises, il devrait même permettre aux animaux tatoués lisiblement avant le 03/07/2011 exclu de voyager à l'étranger (sauf GB, Irlande, Malte, Suède) et de revenir en France. Reste à en persuader les autorités des pays de destination dont certaines ont déjà obligé des voyageurs à faire poser une puce électronique sur place !
    Compte-tenu de ces difficultés, il n'est sans doute pas raisonnable d'effectuer encore aujourd'hui des immatriculations par tatouage, au risque d'engager le propriétaire à des frais lorsqu'une seconde immatriculation devient nécessaire ultérieurement.
    Déjà, certains pays ne prennent plus en compte les tatouages comme moyen d'immatriculation pour les chiens et chats importés sur leur territoire (Grande-Bretagne, Irlande, Malte, Suède etc).

LIENS UTILES
    www.identification-electronique.com

INFORMATION DU CNPA (Conseil National de la Protection Animale)

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