dizaine de minutes entrecoupées de récréations dont vous déciderez du début et de la fin.
    Si vous possédez un premier chien déjà éduqué, il vous soulagera d'une partie du travail, mais sous votre contrôle impérativement. N'oubliez pas (et lui non plus) que le maître c'est vous: sachez guider et féliciter à bon escient, c'est tout ce qu'il attend pour faire de son mieux.
    Un bon conseil: occupez-le et montrez-lui à quoi il peut se rendre utile pour vous faire plaisir... il le fera volontiers. Mais, s'il est désœuvré, il cherchera peut-être à s'occuper et l'imagination d'un chien est alors sans limite: creuser des trous dans le jardin, chasser les chats, aboyer après tous ceux qui passent etc.

Berger belge: Il démarre au 'quart de tour', quelquefois un peu trop rapidement… L'éducation nécessite une certaine rondeur du maître tant dans ses gestes, ses attitudes et les ordres donnés. La fermeté fait également partie de l'éducation de ce chien, sans jamais le brusquer au risque de le braquer.
    Très précocement, il faut l'habituer aux bruits de la ville, aux inconnus etc. Il y va de son équilibre futur ! Malgré tout, il se montrera réservé, voire méfiant, vis-à-vis des étrangers.
    Les sorties se feront de préférence en laisse…

Berger picard: Très équilibré et calme, il s'adapte à toutes les situations. Son fond est franc, non agressif. Avec ce chien, le maître se fera respecter à la voix. Un ton décidé suffit à imposer son point de vue au chien.
    Soignez son éducation, pour gagner en discipline et en constance. Sinon, il sera 'tout fou'.
    Il ne laissera pas volontiers 'son' territoire envahi par un congénère.

Berger des Pyrénées: Un chef doit s'imposer à ce chien actif: il devra allier fermeté, intransigeance et perpétuellement adapter son attitude à la situation. L'air 'fripouille' de ce chien ne doit pas faire oublier qui est la patron.
    Commencez l'éducation dès deux mois. Les choses doivent être très claires entre lui et vous, avant six mois.

Bobtail: Intelligent, ce chien est d'un naturel affectueux. Son éducation ne devrait pas poser de problème à ceux qui sauront adopter la logique 'chien'.
    Mais, attention ! Il ne faut pas compter sur une éducation spontanée ou automatique du chien. Son apprentissage des interdits, de la hiérarchie et de tous ces petits rien qui font un chien respectueux et bien élevé… vous incombe !

Border collie: L'imitation d'un aîné est assurément le meilleur moyen pour un chiot d'apprendre son métier. Il travaillera différemment selon le bétail. Avec les ovins, il fixera la bête à ramener, lui imposant par sa 'présence' de reprendre le droit chemin. Avec les bovins, il mordillera les jarrets sans jamais prendre de coup de pied. Un même chien peut montrer sa polyvalence auprès de l'un et l'autre des troupeaux.

Boston terrier: Il ne dédaignera pas se frotter à plus gros que lui… L'éducation de bon sens permettra de fixer les règles de vie en société à ce chien très réceptif. Il suffira d'adopter avec lui le langage canin, mêlant répétition, pertinence et fermeté.

Bouledogue français: Il revendiquerait volontiers les caresses prodiguées à d'autres que lui. Evitez de le rendre jaloux, si vous voulez éviter les conflits avec les congénères.
    Côté éducation, il apprendra vite ce que vous lui expliquerez en langage chien: respect des règles de vie en société, du maître etc.

Bouvier bernois: L'éducation classiquement appliquée aux autres races lui convient à merveille: respect de la hiérarchie familiale, écoute des ordres simples et découverte des situations et des personnes nouvelles constituent le fond de son apprentissage.
    Il n'est pas candidat aux fugues, même si le terrain n'est pas clos.
    A l'arrivée d'un bébé dans la famille, la présentation est nécessaire et le chien ne doit pas être délaissé.

Bouvier des Flandres: Confié à un maître expérimenté, il trouvera un interlocuteur digne de lui qui saura établir la hiérarchie nécessaire et la maintenir. L'obéissance doit impérativement être acquise, pour l'équilibre de la maisonnée. Il respectera alors parfaitement les membres de la famille. Les étrangers devront garder leurs distances et les intrus s'éloigner.
    Il est très réceptif à des dressages très divers et excelle en compétition.

Boxer: Malgré ses ascendants combatifs, le boxer contemporain est une bonne pâte. Seule contrainte, canaliser son énergie débordante et ne pas tomber à la renverse au cours du jeu parfois tonique.
    La présence d'autres chiens en compétition sous le même toit risque tout de même de donner lieu à quelques coups de croc.
    Son éducation passera impérativement par le respect des ordres donnés par le maître: savoir interrompre d'un mot ce chien trépidant, n'est pas à la portée de tous. Surtout s'il a mieux à faire… Son maître ne doit jamais rester sur un échec, au risque de voir s'inverser le rapport de hiérarchie légitime. Ne rêvez pas, il ne se comportera jamais comme d'autres de ses congénères, marchant au pied d'un air martial ! Si vous trouvez le frein chez le boxer, vous vous estimerez content..

Braque allemand: Il est intelligent et obéissant en action de chasse. Il l'est moins en famille… entre des mains inexpérimentées, sauf s'il n'a pas d'autre choix ! Entre le portail laissé ouvert et vous, le choix sera vite fait ! Inutile de lui courir après, vous n'aurez pas le souffle nécessaire. Laissez-le revenir à son point de départ.
    Les chasseurs entretiendront sa condition en-dehors de la saison et 'monteront en puissance' en même temps qu'ils prépareront les fusils l'année suivante. Les particuliers veilleront à maintenir un exercice régulier tout au long de l'année.

Braque français: On la dit facile… mais c'est par pour ça qu'il faut se croiser les bras ! Le socialiser tôt en le promenant en ville et en lui présentant des étrangers lui sera bénéfique. Quand on dit 'qu'il naît dressé', c'est plutôt qu'il cherche à faire plaisir à son maître. A vous de vous faire identifier comme tel et de mériter cette confiance. Agissez en finesse, avec équité.
    Sa meilleure récompense est de vous voir content. N'hésitez pas à le féliciter.

Braque de Weimar: Naturellement doux et affectueux, s'attache rapidement à son maître. Très attentif aux enfants. Tolérant avec ses congénères. Le maître ne devra montrer sa détermination qu'avec certains individus au caractère plus affirmé.

Briard: Sous une allure de gros nounours, se cache un chien ! Il ne devrait être ni agressif, ni peureux. Il appartient au maître de s'assurer de la bonne compréhension des règles de base: respect de la hiérarchie et des règles de vie en société constituant la base de l'apprentissage. A compléter dès le plus jeune âge par l'apprentissage des bruits de la ville et de la campagne et la rencontre de personnes inconnues.
    Le mâle a un tempérament assez dominateur. Il faudra savoir le maintenir sous sa coupe, sans réelle confrontation, par la seule personnalité naturelle du maître. Si vous devez le reprendre, il vaudrait mieux qu'il y trouve une raison 'canine' logique.
    N'en doutez pas, mâles et femelles vous testent dès le premier jour ou, pour être plus précis,