Affenpinscher : D'un caractère déterminé, il faudra qu'il rencontre la même fermeté auprès de son maître, au risque de devenir effronté. Souvent possessif et exclusif vis-à-vis de son maître, en présence d'étrangers.
Airedale : D'un caractère affirmé, mais jamais têtu. Sa musculature développée et sa tonicité font recommander ce chien à un maître actif ayant déjà fait ses classes avec d'autres races. Il excelle en activité de pistage et de défense.
Akita inu : Un brin fougueux et un tantinet dominant, il faudra lui inculquer avec fermeté et précocement le respect du maître et des règles de vie en société. Seul un éducateur expérimenté pourrait le dresser à la défense. Sinon, il fait un excellent chien de compagnie.
Barzoï : Particulièrement attaché à ses maîtres, il faut savoir composer avec son caractère sensible à l'extrême. Parfois têtu, la fermeté devra l'emporter sur la brutalité. Le maître idéal sera calme, posé, organisé et méthodique afin de contrôler et sécuriser ce chien. Impulsifs, s'abstenir… L'habituer très tôt aux bruits de la ville est indispensable !
Basenji : Caractère entier vis-à-vis des intrusions des congénères: la bagarre n'est jamais loin. Caractère entier vis-à-vis de l'autorité du maître: celui-ci devra se montrer clair dans ses prérogatives et précoce dans ses directives ! Au mieux, on parviendra à lui inculquer quelques règles de savoir vivre élémentaires.
Basset artésien normand : Fait beaucoup d'efforts pour plaire à son maître. Il apprend rapidement et possède une bonne mémoire.
Basset fauve de Bretagne : Equilibré et affectueux, il aime tout le monde. Il importe de lui apprendre le 'rappel' afin de ne pas le voir s'éclipser au cours d'une promenade en forêt… à la recherche d'une 'trace'. Si la mésaventure vous arrive, ne partez pas à sa recherche et restez sur place: il reviendra tout seul après avoir effectué une boucle. L'éducation 'de base' suffit amplement pour obtenir un chien respectant les interdits et la hiérarchie familiale.
Basset hound : Caractère enjoué et bon enfant. Les éleveurs doivent s'attacher à produire des individus au caractère équilibré en toutes circonstances, jamais peureux ou agité. Certes têtu, il attend de la fermeté de la part de son maître. Extrêmement patient avec les enfants et les adultes, sociable à loisir même avec les autres chiens.
Beagle : L'éducation peut commencer tôt, de manière à obtenir précocement l'obéissance à des ordres simples. Il faudra également 'couper le cordon ombilical' qui le lierait volontiers à son maître, au point de le rendre un peu 'collant'. Son caractère facile permet une éducation toute en douceur, sans jamais avoir à se fâcher vraiment. Côté aboiement, rançon de la sélection de ce chien, il donne de la voix pour 'alerter' son maître.
Beagle harrier : L'éducation peut commencer tôt, de manière à obtenir précocement l'obéissance à des ordres simples. Précocement, il sera familiarisé avec la campagne et les bois afin de s'habituer aux senteurs, aux odeurs des animaux sauvages. Il devra rester près de son maître.
Bearded collie : Soyez décidé et sûr de votre bon droit pendant toute la période d'éducation, et vous arriverez sans peine à lui inculquer les règles élémentaires de vie en société. Votre autorité naturelle, sans brusquerie, permettra de contenir son tempérament actif. Ce chien comprend vite, si on emploie une logique 'canine'.
Il est copain avec tout le monde, y compris les autres chiens, les chats et autres compagnons du foyer. Il n'est ni aboyeur, ni agressif et sait se faire discret en déplacement.
Beauceron : Il a besoin un inextinguible d'exercice: c'est une exigence physique et psychologique. A l'attache, il n'a pas sa place et doit évoluer librement dans les grands espaces. Pour lui, le collier de force est également incongru. Il faudra l'éduquer précocement et efficacement, afin d'arriver à le sortir sans risque de vagabondage et de démonstrations trop exubérantes.
Très tôt, la 'prise en main' par un maître expérimenté est incontournable. Le tempérament volontiers dominant du mâle devra se frotter à la volonté affirmée de son maître. Celui-ci devra agir à tout instant sans hésitation et sans flottement. Il vaut mieux posséder spontanément ce tempérament, plutôt que d'avoir à se forcer en permanence.
Il faut impérativement le sociabiliser à l'excès, lui faisant fréquenter volontairement des inconnus, des visiteurs, des lieux nouveaux et l'habituer aux bruits de la ville.
Bedlington terrier : Il ne doit jamais supplanter le maître dans ses prérogatives. L'éducation doit être rigoureuse, équitable, ferme et douce à la fois. C'est la condition pour profiter de sa gentillesse spontanée.
Il n'est pas d'un naturel bagarreur, mais ne se laissera pas faire si un congénère l'agresse.
Il n'aboie pas inconsidérément et n'a pas tendance à fuguer.
Berger allemand : Il est fait pour obéir et doit trouver un maître qui prenne d'autorité la place de 'chef de meute' et la conserve ! Il devra être inflexible, mais juste.
Berger australien : D'un tempérament stable, il est particulièrement attaché à son maître. Sociable avec les autres chiens, il est très attentif aux enfants. Autant de qualités qui le distinguent dans sa nouvelle 'mission' de chien de compagnie dans laquelle il excelle ! Seul le premier contact avec les nouveaux-venus sera un peu réservé.
Ce naturel engageant ne doit cependant pas faire penser qu'il construira seul sa personnalité: il vous appartient de conduire son éducation et ses apprentissages dès son arrivée. L'occuper en permanence, varier les situations pour qu'il enrichisse ses acquis, l'amener à la bonne solution face à une situation nouvelle, le féliciter pour qu'il mémorise ce qu'il devra reproduire en pareille circonstance: un vrai travail de maître d'école ! Qu'il s'agisse d'un chien de travail ou d'un chien familial, votre compagnon fonctionnera selon le même schéma.
Soyez créatif et recherchez constamment de nouvelles situations. Procédez par séries d'une
dizaine de minutes entrecoupées de récréations dont vous déciderez du début et de la fin.
Si vous possédez un premier chien déjà éduqué, il vous soulagera d'une partie du travail, mais sous votre contrôle impérativement. N'oubliez pas (et lui non plus) que le maître c'est vous: sachez guider et féliciter à bon escient, c'est tout ce qu'il attend pour faire de son mieux.
Un bon conseil: occupez-le et montrez-lui à quoi il peut se rendre utile pour vous faire plaisir... il le fera volontiers. Mais, s'il est désœuvré, il cherchera peut-être à s'occuper et l'imagination d'un chien est alors sans limite: creuser des trous dans le jardin, chasser les chats, aboyer après tous ceux qui passent etc.
Berger belge : Il démarre au 'quart de tour', quelquefois un peu trop rapidement… L'éducation nécessite une certaine rondeur du maître tant dans ses gestes, ses attitudes et les ordres donnés. La fermeté fait également partie de l'éducation de ce chien, sans jamais le brusquer au risque de le braquer.
Très précocement, il faut l'habituer aux bruits de la ville, aux inconnus etc. Il y va de son équilibre futur ! Malgré tout, il se montrera réservé, voire méfiant, vis-à-vis des étrangers.
Les sorties se feront de préférence en laisse…
Berger picard : Très équilibré et calme, il s'adapte à toutes les situations. Son fond est franc, non agressif. Avec ce chien, le maître se fera respecter à la voix. Un ton décidé suffit à imposer son point de vue au chien.
Soignez son éducation, pour gagner en discipline et en constance. Sinon, il sera 'tout fou'.
Il ne laissera pas volontiers 'son' territoire envahi par un congénère.
Berger des Pyrénées : Un chef doit s'imposer à ce chien actif: il devra allier fermeté, intransigeance et perpétuellement adapter son attitude à la situation. L'air 'fripouille' de ce chien ne doit pas faire oublier qui est la patron.
Commencez l'éducation dès deux mois. Les choses doivent être très claires entre lui et vous, avant six mois.
Bobtail : Intelligent, ce chien est d'un naturel affectueux. Son éducation ne devrait pas poser de problème à ceux qui sauront adopter la logique 'chien'.
Mais, attention ! Il ne faut pas compter sur une éducation spontanée ou automatique du chien. Son apprentissage des interdits, de la hiérarchie et de tous ces petits rien qui font un chien respectueux et bien élevé… vous incombe !
Border collie : L'imitation d'un aîné est assurément le meilleur moyen pour un chiot d'apprendre son métier. Il travaillera différemment selon le bétail. Avec les ovins, il fixera la bête à ramener, lui imposant par sa 'présence' de reprendre le droit chemin. Avec les bovins, il mordillera les jarrets sans jamais prendre de coup de pied. Un même chien peut montrer sa polyvalence auprès de l'un et l'autre des troupeaux.
Boston terrier : Il ne dédaignera pas se frotter à plus gros que lui… L'éducation de bon sens permettra de fixer les règles de vie en société à ce chien très réceptif. Il suffira d'adopter avec lui le langage canin, mêlant répétition, pertinence et fermeté.
Bouledogue français : Il revendiquerait volontiers les caresses prodiguées à d'autres que lui. Evitez de le rendre jaloux, si vous voulez éviter les conflits avec les congénères.
Côté éducation, il apprendra vite ce que vous lui expliquerez en langage chien: respect des règles de vie en société, du maître etc.
Bouvier bernois : L'éducation classiquement appliquée aux autres races lui convient à merveille: respect de la hiérarchie familiale, écoute des ordres simples et découverte des situations et des personnes nouvelles constituent le fond de son apprentissage.
Il n'est pas candidat aux fugues, même si le terrain n'est pas clos.
A l'arrivée d'un bébé dans la famille, la présentation est nécessaire et le chien ne doit pas être délaissé.
Bouvier des Flandres : Confié à un maître expérimenté, il trouvera un interlocuteur digne de lui qui saura établir la hiérarchie nécessaire et la maintenir. L'obéissance doit impérativement être acquise, pour l'équilibre de la maisonnée. Il respectera alors parfaitement les membres de la famille. Les étrangers devront garder leurs distances et les intrus s'éloigner.
Il est très réceptif à des dressages très divers et excelle en compétition.
Boxer : Malgré ses ascendants combatifs, le boxer contemporain est une bonne pâte. Seule contrainte, canaliser son énergie débordante et ne pas tomber à la renverse au cours du jeu parfois tonique.
La présence d'autres chiens en compétition sous le même toit risque tout de même de donner lieu à quelques coups de croc.
Son éducation passera impérativement par le respect des ordres donnés par le maître: savoir interrompre d'un mot ce chien trépidant, n'est pas à la portée de tous. Surtout s'il a mieux à faire… Son maître ne doit jamais rester sur un échec, au risque de voir s'inverser le rapport de hiérarchie légitime. Ne rêvez pas, il ne se comportera jamais comme d'autres de ses congénères, marchant au pied d'un air martial ! Si vous trouvez le frein chez le boxer, vous vous estimerez content..
Braque allemand : Il est intelligent et obéissant en action de chasse. Il l'est moins en famille… entre des mains inexpérimentées, sauf s'il n'a pas d'autre choix ! Entre le portail laissé ouvert et vous, le choix sera vite fait ! Inutile de lui courir après, vous n'aurez pas le souffle nécessaire. Laissez-le revenir à son point de départ.
Les chasseurs entretiendront sa condition en-dehors de la saison et 'monteront en puissance' en même temps qu'ils prépareront les fusils l'année suivante. Les particuliers veilleront à maintenir un exercice régulier tout au long de l'année.
Braque français : On la dit facile… mais c'est par pour ça qu'il faut se croiser les bras ! Le socialiser tôt en le promenant en ville et en lui présentant des étrangers lui sera bénéfique. Quand on dit 'qu'il naît dressé', c'est plutôt qu'il cherche à faire plaisir à son maître. A vous de vous faire identifier comme tel et de mériter cette confiance. Agissez en finesse, avec équité.
Sa meilleure récompense est de vous voir content. N'hésitez pas à le féliciter.
Braque de Weimar : Naturellement doux et affectueux, s'attache rapidement à son maître. Très attentif aux enfants. Tolérant avec ses congénères. Le maître ne devra montrer sa détermination qu'avec certains individus au caractère plus affirmé.
Briard : Sous une allure de gros nounours, se cache un chien ! Il ne devrait être ni agressif, ni peureux. Il appartient au maître de s'assurer de la bonne compréhension des règles de base: respect de la hiérarchie et des règles de vie en société constituant la base de l'apprentissage. A compléter dès le plus jeune âge par l'apprentissage des bruits de la ville et de la campagne et la rencontre de personnes inconnues.
Le mâle a un tempérament assez dominateur. Il faudra savoir le maintenir sous sa coupe, sans réelle confrontation, par la seule personnalité naturelle du maître. Si vous devez le reprendre, il vaudrait mieux qu'il y trouve une raison 'canine' logique.
N'en doutez pas, mâles et femelles vous testent dès le premier jour ou, pour être plus précis,
vous jaugent ! Soyez vous-même, mais soyez précis et déterminé dans la liste des choses permises ou non… A titre d'exemple: qu'il essaye de mordiller vos mains est une tentative logique pour un chien; le laisser faire et s'en amuser est une faute du maître et un abandon de son statut.
Bruno du Jura : Curieux et explorateur lorsqu'il est jeune, il fouinera partout. L'apprentissage des choses permises et interdites débutera tôt et avec un certain succès. Il est en effet très réceptif. Encore faut-il que le maître prenne conscience de son rôle à cette époque cruciale de la construction de la personnalité du chiot.
Cairn terrier : Il n'hésite pas à se frotter à plus fort que lui, qu'il s'agisse d'un congénère ou de son maître ! A vous de savoir qui aura le dernier mot. Une fois la hiérarchie clairement établie, vous aurez la paix. Commencez dès son arrivée au foyer. Concernant les rencontres avec les autres chiens, laissez les se 'fricoter', ça lui fera du bien de trouver du répondant ! Tout au plus, il y perdra quelques poils… et un peu de sa superbe.
Caniche : Pas question de le transformer en 'chien-manchon', c'est-à-dire perché dans les bras. Il a quatre pattes, il a une ascendance de chien de chasse débrouillard: alors, par pitié, ne le maternez pas comme un nourrisson pendant quinze ans ! Même un enfant tournerait mal avec une 'mère' aussi étouffante… Sa revanche serait de se croire tout permis et de mordre à tort et à travers. Mais, si c'est ce que vous cherchez, c'est ce que vous aurez ! Libre à vous de ne plus oser sortir de chez vous, de trembler dès qu'on sonne à la porte, de coucher dans le canapé parce que le chien s'est octroyé le lit, que votre mari se fasse mordre parce qu'il a eu le seul tort de passer par là…
Un bon conseil: faites comme si ce n'était pas un caniche et interdisez ce qui doit l'être… dès le PREMIER jour. Le deuxième, il vous aura déjà possédé ! A bon entendeur…
Cavalier king Charles : Sa bonne bouille et sa bonne réputation ne doivent pas le dispenser de recevoir une éducation canine de base. Les interdits de bon sens doivent être respectés sans rechigner, les félicitations ne doivent récompenser que des actes qui le méritent etc. Commencer dès son arrivée à la maison ! Différer serait déjà une concession.
Au fait, j'oubliais de vous dire qu'il a quatre pattes qui fonctionnent très bien: inutile de le porter comme un bébé.
Chien nu du Pérou : Il faut le socialiser très tôt, en le mettant en présence des bruits de la ville et des étrangers. S'il devient craintif en famille, analysez votre mode de vie au quotidien: bruit excessif, cris, enfants taquinant le chien etc.
Cocker américain : D'un tempérament égal, il devra bien entendu recevoir une éducation de 'chiot bien élevé', dès son arrivée dans son nouveau foyer. Obéissance, respect du maître et des objets constituent la base de toute éducation canine.
Habituez-le également tôt, à fréquenter des lieux et des personnes étrangers.
Cocker spaniel : Négliger l'éducation de ce chien à son arrivée dans la maison serait un lourde erreur. Dès le premier jour, l'apprentissage des choses permises ou interdites doit commencer, dans le respect de chacun: le maître doit faire respecter son statut privilégié et le chien doit se voir indiqué sa place dans la hiérarchie familiale. A défaut, il 'négociera' un statut envié, celui de patron ou de tyran.
En vue des promenades, veillez à lui apprendre le 'rappel'.
Colley : l écoute bien son maître. Une éducation simple devrait convenir, visant à sociabiliser ce chien, à lui apprendre les interdits et le respect du maître. Concernant son comportement 'pinceur', il faut de veiller à lui interdire cette mauvaise habitude dès les premières tentatives, comme s'il s'agissait d'une morsure.
Coton de Tuléar : Quelquefois 'pot de colle', il recherche votre attention à tout bout de champ. Un conseil, accordez-lui le monceau de caresses qu'il mérite, mais seulement à votre initiative. Mettez fin à ces moments privilégiés lorsque vous en avez décidé. Ne donnez jamais suite à ses demandes complémentaires, si vous ne voulez pas que ça dure toute la journée, tous les jours, sans cesse pendant quinze ans... Chacun appréciera d'autant mieux ces moments de complicité qu'ils auront conservé une signification, au lieu d'être banalisés.
Habituez-le à rester seul dès le plus jeune âge. Si les premiers jours, vous glissez un réveil matin dans son panier, ainsi qu'une bouillotte, il restera un peu plus tranquille. Lorsque vous reviendrez, neutralisez votre retour en renonçant aux effusions. De même à votre départ. Il est normal que vous vous absentiez et il est normal qu'il n'ameute pas le voisinage à chaque fois !
En un mot: ne le maternez pas, ou il en abusera.
Enfin, habituez-le très tôt aux bruits et à l'activité de la ville. Mettez-le en contact fréquemment avec des personnes étrangères et des enfants.
Dalmatien : L'éducation canine de base lui convient parfaitement: dès son arrivée chez vous, lui apprendre le respect des lieux et des personnes, l'exécution des ordres simples, l'apprentissage précoce des bruits extérieurs et des personnes étrangères ne devrait pas poser de problème.
Dandie dinmont terrier : Son éducation se limitera à l'apprentissage des règles de vie en société et au respect du maître. Il se rangera alors à ses décisions. Il est paisible avec les autres chiens.
Dobermann : C'est un chien énergique et musclé. Le caresser comme un bichon le fera d'abord sourire, puis retrousser les babines. A éviter…
Dès son arrivée chez vous, décidez qui de lui ou vous sera le maître et affirmez votre option chaque jour, à chaque instant. Votre avis l'emporte sur le sien !
Sans brutalité, mais avec détermination, sachez imposer votre personnalité à ce chien qui en a aussi. Il est illusoire de demander à un éducateur canin de vous transmettre des trucs ou des astuces pour vous rendre la tâche plus facile. Il faut plutôt que vous ayez vous-même la personnalité et la 'présence' nécessaires. C'est un chien pour dominateur. Sinon, c'est lui qui prendra la place du chef. Soyez vous-même et prenez le chien qui vous convient: tel est le meilleur conseil qu'on puisse vous donner.
Dès le plus jeune âge, habituez-le aux bruits extérieurs en campagne et en ville. Sociabilisez-le très tôt, au contact d'étrangers, dans les lieux publics. Obtenez un 'assis' et un 'coucher' impeccables. Qu'il revienne sans discuter dès que vous l'appelez est essentiel. La marche au pied avec et sans laisse fait partie de l'apprentissage de base. Le B.A.-BA., quoi !
Dogue allemand : Précocement, il doit trouver un maître et demeurer à son contact dès son plus jeune âge. Il y restera très attaché. Pas question de le confiner au chenil, nourri par le personnel…
Dès son arrivée dans la maisonnée, il doit trouver des règles de vie et une éducation canine de base, qui suffiront bien largement à ce chien équilibré: respect de la hiérarchie et des interdits seront rapidement assimilés.
Habituez-le tôt à fréquenter les lieux publics: c'est important pour son équilibre.
Dogue de Bordeaux : Dès son arrivée, il doit identifier qui est le maître de la maisonnée. L'apprentissage du respect de la hiérarchie est primordial, ainsi que celui des interdits. Il apprendra rapidement ces règles de base de l'éducation canine. Vous devrez également le mettre rapidement en présence du monde extérieur, des bruits de la ville et des étrangers.
L'éducation éventuelle (et déconseillée) à la garde et à la défense passera par les conseils d'un spécialiste de l'éducation canine.
Dans tous les cas, c'est un chien qui se mérite, à mettre entre les mains de cynophiles possédant les clefs du langage canin le plus élémentaire.
Drahthaar : C'est un chien au caractère trempé. Dès son arrivée, l'éducation doit commencer. Elle inclut le respect du maître de maison et le respect des interdits. Ne cédez jamais sur vos prérogatives de 'chef de meute': par principe, vous avez toujours raison.
Son naturel dominateur le rend difficile à vivre avec ses congénères. Gare !
Si vous ne le gardez pas sous votre coupe, il sera fugueur. Une vraie calamité s'il s'attaque aux poulaillers et aux moutons. La bride sur le cou, c'est un voyou !
Dans ces conditions, il n'est pas question de s'aventurer à chasser ou dans de grandes promenades si les ordres de base ne sont pas parfaitement acquis: assis, marche au pied, rappel, down etc. Les conseils d'un éducateur peuvent se révéler nécessaires.
Ce chien accepte d'être repris en cas de faute. La punition doit intervenir à bon escient, pour être constructive.
Epagneul breton : Chien intelligent et actif, dont le dressage se fait en douceur. Face à un caractère décidé, l'épagneul breton se pliera volontiers aux ordres de son maître. Celui-ci n'aura que rarement à élever la voix; compliments et caresses feront le reste. La brutalité en fait un chien peureux.
Fox terrier : Dès le plus jeune âge, il faut lui imposer de respecter les prérogatives du maître. Le sens de la hiérarchie, qui fait partie des apprentissages de tout chien, doit impérativement placer le maître en qualité de chef de meute incontesté. Le respect des interdits constitue le second pôle de l'éducation canine de base.
Golden retriever : Pour ce chien, on parlera d'éducation et non de dressage ! Dès son arrivée chez vous, l'éducation de base canine doit commencer: identifier le chef de meute (vous…), respecter ses prérogatives et ses décisions, respecter les interdits… autant de règles facilement assimilées par ce chien intelligent qui ne demande qu'à faire plaisir à son maître.
Grand bleu de Gascogne : Débonnaire, il n'a besoin de recevoir que l'éducation canine de base: respect du maître de maison et des interdits standards. Vous veillerez à les inculquer dès son arrivée dans la maisonnée.
Greyhound : Autorité et douceur doivent prévaloir dans son éducation. Entraîné à la course, il atteint 60-70 km/heure. Si tel est votre objectif, faites-lui effectuer 4-8 km par jour à marche forcée, en laisse.
Griffon fauve de Bretagne : Simple éducation canine de base: respect du maître de maison et des interdits permettront à ce chien de développer une personnalité sociable. Commencez dès son arrivée à la maison.
Pour la chasse, commencez à le sortir tôt sur les terrains Il chassera à un an.
Griffon korthals : L'éducation de base canine lui convient parfaitement: respect du maître de maison et des interdits. Commencez dès son arrivée dans la maison.
Jack russel : Dès son arrivée, il est placé sous la coupe de son maître. Obéissance et respect des règles de vie en société lui seront rapidement inculqués, entre 4 et 8 mois.
Labrador : Impérativement, dès son arrivée, il doit savoir qui est le maître des lieux (vous…). L'apprentissage des règles de vie en société lui sera rapidement inculqué: respect du chef de famille et des interdits.
Certaines lignées produisent des chiens 'durs', qui mordillent plus que de raison. Parlez-en très rapidement à votre vétérinaire, afin de ne pas laisser s'installer une situation dont vous aurez du mal à sortir. Pour ces animaux, il vous faudra vraisemblablement agir véritablement en 'supérieur hiérarchique' affirmé.
A la chasse, il faut obtenir qu'il rapporte sur ordre uniquement.
Léonberg : Commencée tôt, son éducation passe par les apprentissages de base: respect du maître de maison et des interdits. Il se montrera très réceptif, si vous adoptez la logique 'canine'.
Il a un bon rappel et n'a pas le tempérament fugueur. Il a besoin de la présence quasi permanente de son maître, pour trouver son équilibre.
Le dressage à la défense ou à l'attaque est déconseillé ou réservé exclusivement à des spécialistes.
Malamute d'Alaska : La première impression du chiot arrivant dans sa nouvelle 'meute' doit être la bonne. Il doit immédiatement identifier le maître des lieux, par le simple fait qu'il se fait respecter sans conteste. L'éducation canine de base suffira: respect du maître et des interdits. Le tout en adoptant une logique 'chien'. Les gestes, les postures et les rapports virils constituent un langage qu'il interprètera à chaque instant. Apprenez donc à parler 'chien', et vous serez compris !
Par principe, le chien doit trouver dès le premier jour une place hiérarchiquement inférieure à celle de chacun des membres de la famille, pris individuellement. Puis, ces derniers devront conserver leur place privilégiée malgré les tentatives (légitimes) du chien de la leur disputer. Pour les membres de la famille (enfants par exemple, épouse etc) qui n'auraient pas la poigne ou le tempérament nécessaires à se faire respecter, il appartient (en logique canine) au chef de famille de rétablir l'ordre au sein de 'sa meute'.
Attention, c'est un fugueur. Si vous ne voulez pas de problèmes avec le voisinage (chats coursés, chiens malmenés, poules apeurées, moutons dispersés), clôturez efficacement votre terrain et sortez-le en laisse.
Mâtin de Naples : Dès son arrivée dans la maison, il est primordial qu'il trouve un maître décidé à rester le chef de famille chez lui ! Pas question de laisser un tel chien disputer leur place hiérarchique aux membres de la famille. Dans l'intérêt du chien, afin que sa présence à vos côtés ne devienne pas source de conflits, apprenez-lui précocement la marche au pied et en laisse. Habituez-le lorsqu'il est encore chiot à sortir en milieu urbain et à fréquenter des étrangers.
Il est hors de question de dresser ce chien pour développer son penchant naturel à la garde ou à la défense: ce serait trop dangereux. Contentez-vous d'exploiter ses aptitudes naturelles et de le contenir.
De deux choses l'une: ou vous tombez sur un véritable nounours, ou vous avez adopté une 'teigne' constamment en train de vous tester et re-tester. Dans ce dernier cas, il faudra adopter le langage 'chien' qui, par des petits riens, rappelle qui est le chef sans jamais entrer ouvertement en conflit avec cette montagne de muscles.
Montagne des Pyrénées : Elle commence dès deux mois, et s'étend jusqu'à 8 mois. Habituez-le notamment à fréquenter les lieux publics et les étrangers, afin de le sociabiliser précocement. Imposez-vous au chiot, comme le chef de famille.
Mettez en place les conditions propices à une bonne écoute du chien. Respectez-le, autant qu'il vous respecte. Sinon, il risque de faire la sourde oreille à vos ordres et de montrer une inertie difficilement parable.
Ne tentez pas de le dresser à l'attaque… il serait trop redoutable et dangereux. Son pouvoir dissuasif sera amplement suffisant dans son rôle de chien de garde !
Enfin, de son passé de gardien de troupeau, il a gardé une capacité d'analyse et de décision qui le conduit à prendre des initiatives souvent fondées. Et parmi ces initiatives… les 'promenades alentour' que d'aucun qualifierait de fugues, figurent en bonne place ! En fait, il s'agit de longues promenades en solitaire. Il faut donc travailler le 'rappel' très jeune.
Pékinois : Commencez dès le sevrage, avec douceur et fermeté.
Pinsher : Dès son arrivée à la maison, la fermeté est de rigueur si vous ne voulez pas qu'il tourne en 'mauvais garçon'. Son tempérament le conduirait en effet volontiers à profiter des largesses que vous seriez tenté de lui accorder... Si câlins et jeux sont nécessaires à son épanouissement et au vôtre, éducation et respect du maître et des interdits sont indispensables à la construction de sa personnalité. Menez de front ces deux volets, sans brutalité mais avec fermeté et constance.
Tâchez de 'couper le cordon ombilical' qui le relie à vous… sa mère de substitution ! Apprenez lui très tôt à rester seul, sans voir revenir son maître dès qu'il l'appelle.
Pointer : D'un naturel doux et affectueux, il ne pose pas de problème particulier d'éducation. Cela ne signifie pas qu'il apprendra tout seul ! Dès son arrivée dans sa nouvelle demeure, il enregistrera tout et construira sa personnalité en fonction de ce que vous aurez laissé faire ou non. Ne ratez pas l'occasion de le renseigner à chaque occasion sur votre approbation ou votre désapprobation. A défaut, il s'autorisera à recommencer, croyant bien faire...
Puli : D'un tempérament équilibré, il ne conteste généralement pas l'autorité de son maître. Vis-à-vis des étrangers, il se montrera simplement indifférent et méfiant. Si vous l'entendez aboyer, c'est qu'il y a une raison valable.
Son éducation se cantonnera donc aux apprentissages de base. Son maître le renseignera au fur et à mesure de ses explorations et tests sur ce qui peut être renouvelé et ce qui ne doit pas l'être. A commencer le premier jour. La constance et la pertinence de vos réponses feront de lui un bon chien, sans recours à la brutalité.
Rottweiler : Ce chien figure parmi les races de chiens dangereux, classé en deuxième catégorie. Sans entrer dans une quelconque polémique à ce sujet, il incombe bien évidemment aux détenteurs de tout mettre en œuvre pour s'assurer qu'ils sont bien maîtres de leur animal, car aucune indulgence ne leur sera accordée en cas d'incident ou d'accident. Tout au long des rubriques de ce site, systématiquement et quelque soit la race, nous encourageons les propriétaires à se montrer responsables de leur petit ou grand chien. Dans le cas présent, la réglementation ne fait que transformer notre recommandation en obligation. A notre avis, il ne faut pas y voir autre chose qu'une responsabilisation légitime, certes mise en forme par des textes que d'aucun jugeront par principe contraignants.
Port de la muselière: à apprendre très tôt. Le pire serait en effet de l'imposer trop tard, après avoir laissé le chien libre pendant quelques mois. Dans ce cas, il sera plus difficile au chien de s'en accommoder. Par ailleurs, le texte de référence ne prévoit en aucune manière de dispenser les chiots du port de la muselière. Nous attirons votre attention sur la 'mode' (ou plutôt la provocation) du port de la muselière autour du cou. C'est chercher les ennuis inutilement. En cas d'incident, une muselière inadaptée, mal entretenue ou inefficace constituerait une circonstance aggravante et un motif d'exclusion de la garantie responsabilité civile que vous avez par ailleurs souscrite. L'addition pourrait être drôlement salée !
Dès le milieu de la croissance et à fortiori à l'âge adulte, c'est un chien que vous ne pourrez maîtriser ou dominer physiquement. Vous avez donc fortement intérêt à lui avoir inculqué le respect du maître avant ! Profitez de la réceptivité du chiot pour lui indiquer dès le premier jour qui commande à la maison. Nulle brutalité n'est nécessaire: la simple détermination suffit. Décidez une fois pour toutes ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. Tenez-vous à ces règles de vie.
Les séances d'éducation doivent être courtes, puis passez au jeu. Celui-ci sera en réalité un second temps d'apprentissage, pour lui apprendre à contrôler sa force. Jouez, mais ne chahutez pas ! Interrompez le jeu lorsqu'il 'va trop loin'. Vous reprenez alors le contrôle de la situation et du chien.
Par principe, n'admettez en aucun cas que le chien, prenne l'ascendant sur un 'bipède', même si la tête de votre voisin ne vous revient pas ! Lorsque vos invités n'osent pas repousser les assauts de votre chien au cours des jeux ou lors de tentatives d'intimidation babines retroussées, c'est à vous d'intervenir 'à la seconde', sanctionnant le fautif quadrupède. Le maître, c'est vous ! A condition d'avoir le tempérament de chef de meute…
Vous aurez alors un compagnon équilibré et affectueux.
Saint-Bernard : Son allure de nounours cache un sacré numéro... Il est calme, débonnaire, gentil avec les enfants, affectueux, docile, capable de vigilance et courageux. Il est aussi un brin têtu et parfois paresseux, comme de nombreux grands chiens.
Samoyède : Très respectueux des règles de hiérarchie, il ne pourra respecter que ce qui lui aura été expliqué en langage 'chien'. Ne le loupez pas ! L'autorité qui lui est imposée sera forte et juste, pour être comprise. La hiérarchie comprise, il ne faut pas 'en rajouter', afin de ne pas braquer le chien.
Enfin, si vous ne voulez pas lui courir après en permanence, travaillez le rappel ! Toutes ces notions seront inculquées par des exercices courts, sanctionnés par des récompenses et des jeux.
Schnauzer : Fermeté et attention sont nécessaires en cours d'éducation. Agissez avec justesse et équité dans vos réprimandes, afin qu'il en comprenne le sens et construise sa personnalité en tenant compte de vos remarques. Son tempérament naturel n'est pas celui d'un chien soumis. Sans confrontation, sachez donc imposer votre point de vue en toute circonstance. Le maître, c'est vous.
Commencez dès son arrivée en précisant à chaque tentative et exploration ce que vous en pensez. Si vous ne dites rien, le chien considèrera que c'est acquis. Si vous montrez votre désaccord, le chien testera à nouveau un peu plus tard pour avoir confirmation, puis passera à autre chose. Et ainsi de suite. Ne manquez pas de renseigner le chiot en attente de réponse de votre part.
Le pire serait de ne jamais rien dire, différant à plus tard le soin d'éduquer le chien alors que ce dernier à spontanément commencé son apprentissage et tend à devenir un petit vaurien, la bride sur le cou…
Bien éduqué, dans le respect du maître, ce chien est un bon compagnon.
Scottish-terrier : C'est un chien à fort tempérament, sans aucun rapport avec sa taille réduite… Dès son arrivée, introduisez dans la maisonnée les règles canines de vie en bonne société: respect des interdits et respect du maître sont indispensables pour obtenir un chien bien élevé !
N'hésitez à adopter le ton du sergent-chef s'il n'obtempère pas. Car il est prêt à faire celui qui n'a rien entendu.
Bien éduqué, il est un très bon chien de compagnie. Seule réserve: les vieux chiens qui n'ont pas été habitués aux enfants, peuvent devenir grincheux sur leurs vieux jours lorsqu'ils sont confrontés à de jeunes bipèdes remuants. Respectez alors sa tranquillité.
Setter anglais : Il est très réceptif à l'éducation qui lui est prodiguée. Agissez avec logique et douceur… et ça marchera ! Ne vous laissez toutefois pas 'rouler dans la farine' par ce chien intelli gent.
L'éducation commence très tôt, dès son arrivée chez ses nouveaux maîtres. Son caractère expansif doit impérativement être canalisé, au risque de devenir débordant. Apprenez-lui également le rappel… si vous voulez éviter de lui courir après ! Utilisez les caresses et les friandises pour 'intéresser' le début de son éducation.
Travaillez notamment le lâcher des jouets. Ne participez pas non plus aux jeux de surexcitation. Feignez l'indifférence ou la placidité pour le faire revenir au calme.
N'oubliez pas non plus de l'habituer précocement à rester seul. Ne 'marquez' pas vos départs par des attentions et des explications déplacées. Pas davantage vos retours par des 'excuses' non fondées. En un mot, coupez le cordon ombilical !
Setter gordon : Une main de fer dans un gant de velours.. Telle est la formule qui sied à l'éducation de ce chien. Jamais de brutalité, sans pour autant céder sur quoi que ce soit.
Setter irlandais : Comme pour tous les chiens, il faut s'obliger dès le premier jours de son arrivée à lui préciser les actes interdits. Quand bien même la 'boule de poils' vous attendrirait-elle de ses grands yeux, il faudra quand même s'astreindre à l'éducation précoce du chiot. Logique et constance seront les maîtres-mots du maître soucieux d'éduquer son chien de manière équilibrée.
Après quelques semaines, apprenez-lui le 'rappel' si vous ne voulez pas lui courir après à travers champs ! Pour commencer, 'intéressez' sa venue par une friandise quelconque et un caresse distribuées simultanément lorsque le chien quitte ce qu'il fait et vous rejoint à votre demande. Cette étape atteinte, contentez-vous ensuite d'une caresse décernée en association avec un compliment verbal simple. Vous passerez ensuite à la seule confirmation vocale de votre satisfaction. Le chien a appris le rappel lorsqu'il vient sur ordre, seulement conforté d'avoir bien fait par un mot simple de son maître, du genre 'Kouki… bien !
Shar-pei : Une éducation bien menée vous évitera bien des soucis, comme pour tous les chiens. La place de chacun doit être précisée dès le premier jour. A priori, le chef c'est vous. Par conséquent, ce n'est pas le chien. Qu'on se le dise. Ou plutôt, à vous de le dire à la moindre occasion. En effet, le chiot cherchera à déterminer qu'elle est sa place en testant différentes situations. Selon ce qui 'passe' et ce qui ne 'passe pas', il en déduira quel est son statut dans la meute familiale. Si vous ne répondez que mollement à ses essais hiérarchiques, vous n'aurez pas joué votre rôle de maître responsable. Et il risque de vous en cuire ! Car ce chien est un 'profiteur' hiérarchique. Vu son gabarit et sa dentition, mieux vaut s'imposer lorsqu'il est encore chiot plutôt que de s'y coller à l'âge adulte.
Shetland : Dès que possible, sortez-le abondamment dans des endroits riches en rencontres humaines: parcs et jardins publics, rue animée etc. Multipliez les occasions de caresses par des inconnus en recherchant des personnes posées sachant éviter les gestes brusques. Incitez-les aux caresses et à un début de jeu. Le but est de 'socialiser' ce chien au-delà de ce que son naturel très réservé le conduirait à développer spontanément. L'objectif avoué est d'obtenir un chien au caractère plus déluré. Il sera d'autant plus réceptif lors de ces rencontres et découvertes que son maître sera détendu et calme, représentant un point de repère fixe dont il n'a plus à s'assurer de la présence car il a acquis la certitude que vous n'en avez pas bougé depuis déjà un moment.
En parallèle, son éducation de base sera menée à l'identique de celle prodiguée aux autre races, sans brusquerie. Vos réactions successives l'inciteront à poursuivre ses essais exploratoires, jusqu'à avoir cerné ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas. Adoptez une logique et une constance constructives: le chien interprètera alors aisément.
Shih-tzu : Son air de peluche ne doit pas faire oublier qu'il s'agit d'un chien. A ce titre, il doit recevoir une éducation de base absolument indispensable. D'autant plus qu'il faudra entretenir son pelage. Si voulez qu'il se laisse faire, habituez-le jeune à supporter ce que vous avez décidé de lui imposer. Qu'il s'agisse de la brosse ou de respecter les interdits, sachez ne pas céder. Un conseil, commencez le premier jour et ne différez pas cette phase d'apprentissage des règles de vie en société. Ce n'est ni un chat, ni une peluche !
Habituez-le très tôt à fréquenter ses congénères, quelle que soit leur taille. Ne vous habituez pas, et ne l'habituez pas à sauter dans vos bras dès qu'un autre chien approche. Ce n'est sûrement pas comme cela qu'il apprendra !
Question hiérarchie, ne vous laissez pas dépasser par l'envie irrésistible de ce chien de vous imposer son avis. Le maître, c'est vous… sauf si vous en décidez autrement (?) Conseil d'ami: malgré sa 'bonne tête', ne le 'ratez' pas dès le premier jour.
Siberian husky : En sa qualité de chien de meute, le husky est dans l'attente d'une hiérarchie claire. Seuls les imbéciles cèderont la place de chef à leur chien ! N'hésitez donc pas à établir votre suprématie légitime dès le premier jour, en signifiant ce qui est autorisé de ce qui ne l'est pas. Maintenez votre règle de conduite par la suite, avec une logique constante. Au passage, écartez le chien de vos 'trônes' dans la maison, tels le fauteuil et le lit. Le chien trouvera sa place au ras du sol, sur une couverture. Nulle brimade de votre part: votre chien trouvera son équilibre dans cette meute bien organisée. En l'absence de règles de vie, il serait même malheureux.
De toute façon, il n'écoutera que le chef. Et encore, s'il adopte un ton de commandement. Les autres auront droit à des câlins et auront moins d'ascendant sur le chien.
Fugueur ? Oui, incontestablement ! Histoire de faire le tour d'un territoire dont il voudrait cerner le périmètre. Pour le garder dans une propriété ou un enclos, le grillage devra atteindre au moins deux mètres et être rendu solidaire du sol cimenté. Tenté de le promener sans laisse ? N'y songez guère…
Spitz loup : Une certaine habitude des chiens est recommandée, face au caractère parfois têtu de cette race. Nul doute doit subsister dans son esprit, concernant le chef de clan (vous !!). Sachez l'inculquer dès son arrivée à la maison, en indiquant qui de vous ou de lui fixe les choses permises et non autorisées dans votre maison.
Que cela ne vous prive pas de jouer et distribuer des caresses. Mais à bon escient… et en sachant mettre fin aux effusions lorsqu'elles débouchent sur un début de jeu 'viril' à l'initiative du chien.
Spitz allemand : Très tôt dans son éducation, sortez-le au contact de la foule afin de le socialiser au-delà de ce que son naturel commanderait. Bruits de circulation, caresses d'étrangers et d'enfants sont autant d'expériences qui enrichiront et équilibreront ce chien au naturel méfiant et distant. N'omettez pas également de lui montrer régulièrement la campagne… et ses bruits et ses animaux !
La variété naine est la plus vive, souvent aboyeuse, parfois hargneuse.
Teckel : Chiens à forte personnalité, ils profiteront de la faiblesse des maîtres incapables de 'parler chien' et deviendront alors tyranniques. Le respect de la hiérarchie doit être inculqué tôt, dès l'arrivée du chiot dans la maisonnée. Nulle violence pour s'imposer, mais avoir le dernier mot… toujours ! Raisonnez avec logique en toute circonstance, logique chien s'entend.
Terre-neuve : Il assimilera aisément l'éducation que vous lui prodiguerez. Ne manquez pas cette occasion d'exercer vos talents, car il n'apprendra pas tout seul pour autant.
Les principes d'éducation sont semblables à ceux prodigués pour d'autres races. Avec un impératif cependant: réussir l'éducation afin de maîtriser par la voix ce chien que vous ne pourrez contraindre physiquement… Imposez le respect des interdits et des personnes dès le plus jeune âge. Agissez avec détermination et constance, sans aucune brutalité. Etablissez des règles de
vie compréhensibles par un chien: canapés et lits constituent vos privilèges, qui ne doivent en aucun cas vous être disputés !
La marche en laisse sans tirer fait également partie des obligations auxquelles il faudra le contraindre. Ajoutez les ordres classiques 'assis', 'coucher' et vous pourrez passer au 'rappel'. Eduquez-le par des séances brèves, pour une plus grande efficacité.
Terrier du Tibet : Son éducation doit impérativement commencer dès le premier jour, afin de ne pas laisser ce petit chien au caractère volontaire prendre la moindre mauvaise habitude ! Soyez logique (au sens canin…) et systématique, pour espérer obtenir des résultats.
Il est assez querelleur avec les autres chiens. Aussi, soignez l'apprentissage du rappel et le respect des ordres donnés par le maître.
Pour des raisons évidentes, habituez-le dès son plus jeune âge à être brossé et à attendre que vous ayez donné le signal de fin. Il n'est en effet pas question que le chien décide de la durée de l'opération. Celle-ci risquerait alors d'être de plus en plus courte…
Yorkshire : Chien de caractère, il abusera les maîtres qui l'auront adopté sur la foi de sa bonne bouille. Comprendre et accepter de commencer simultanément éducation et jeux dès son arrivée à la maison, est un gage de succès. Les règles de vie inculquées à ce chien sont les mêmes que celles imposées aux autres races: respect simultané des interdits et de la position hiérarchique du maître.
Pourquoi ? Parce que c'est un chien. A ce titre, son équilibre passe par celui de la 'meute familiale', laquelle est fort logiquement constituée d'un chef (vous…) et de membres. Parmi les 'membres du clan', sachez ménager une place aux autres bipèdes d'abord, aux animaux ensuite… question de principe !
La petite taille n'influence en rien le 'fonctionnement' psychologique d'un chien. Malgré votre envie de 'pouponner' à l'excès cette petite boule de poils, freinez les débordements d'affection abusive et préférez offrir à votre compagnon des conditions de vie 'normales' pour un chien. En suivant cette démarche, vous saurez vous montrer respectueux de la nécessaire construction émotionnelle de votre chien. Celle-ci doit aboutir à un juste équilibre entre 'vie de chien' et 'star de salon'.