LES DÉJECTIONS CANINES

UNE VOLUMINEUSE NUISANCE
    Rendez-vous compte.. votre chien mange dans l'année plus que son propre poids en croquettes ! Le volume des crottes qu'il élimine est également conséquent...
    Comment faire pour que ces déjections ne constituent pas un nuisance pour vos proches et  le voisinage ?

DANS LA RUE
    La plus commune des solutions, mais la moins élégante, consiste à renoncer à se poser la question et sortir le chien dans la rue, sans se préoccuper le moins du monde du devenir des déjections que vous produisez de concert.
    Réverbères et trottoirs seront sans doute nettoyés par la prochaine averse ou par les services municipaux… si personne n'a marché dedans entre-temps !
    Attitude guère civile, vous en conviendrez.
    Sachez que vous êtes civilement responsable de votre chien et des dégâts et nuisances qu'il occasionne.
    Et ce n'est pas parce que les autres maîtres insouciants ont fait déféquer leur animal au milieu du trottoir que celui-ci a perdu sa vocation première: la circulation des piétons !
    Vous pouvez être verbalisé pour une telle infraction: faites donc l'effort de lui apprendre à utiliser le caniveau…

EN PAVILLON
     Seconde alternative: ouvrir la porte du pavillon et lâcher le chien dans le jardin. Certes, la promenade manquera de diversité… mais les voisins ne s'en mettront pas jusqu'aux genoux !
    N'empêche… celui qui passera le râteau et la tondeuse ne sera pas à la fête !
    Quant à laisser les enfants jouer dans l'herbe souillée, c'est accepter de les faire patauger là où vous n'accepteriez pas de vous allonger !
    Un bon conseil: consacrez un coin du jardin à chaque chose et à chacun. Habituez le chien à faire ses besoins au fond du jardin et gardez l'usage de la terrasse et des pelouses d'agrément.

LES 'VESPACHIENS'
    Désireux de satisfaire leur électorat, les maires font mine de prendre le problème à 'bras le corps' et financent des espaces paysagers supposés dévolus aux chiens souhaitant se soulager.
    C'est oublier que le cabot préfère choisir lui-même le moment et l'endroit. C'est omettre de considérer la répulsion qui anime maîtres et chiens face à l'entretien insuffisant de ces espaces.
    Comment penser que les maîtres et les chiens puissent trouver agréable de patauger dans les excréments d'autrui, alors que squares et trottoirs se révèlent moins répugnants ?
    Autant de raisons qui expliquent la désaffection de ces installations, qui n'ont comme mérite que de s'afficher sur les bulletins municipaux, en guise de 'faire valoir'.

LES KITS DE RAMASSAGE
    Heureusement conscientes de ne pas avoir apporté la solution finale au problème des déjections canines, certaines municipalités complètent leur effort par la distribution de 'nécessaires d'hygiène canine'.
    Rassurez-vous, cela ne coûte pas bien cher aux administrés car peu nombreux sont les propriétaires qui en font l'usage !
    L'administré hexagonal est ainsi fait qu'il ne retrouve son sens civique que s'il y est contraint par un cadre législatif. Celui-ci existe concernant l'abandon sur la voie publique des déjections canines… mais il n'est qu'exceptionnellement appliqué !

LES RISQUES ?
    Salir ses chaussures, tâcher son pantalon, ramener de la merde dans un service hospitalier, une école ou chez soi n'est assurément pas marrant. Or, le sujet fait rire tout le monde.. sauf le piéton pris en défaut d'inattention. Pour un peu, ce serait presque sa faute de ne pas avoir été assez vigilant.
    Que penser d'un enfant, d'un aveugle ou d'une personne âgée confrontés à telle mésaventure ? Est-ce vraiment leur faute ? Et vous-même, ne vous êtes-vous jamais trouvé dans cette situation, maudissant l'énergumène au bout de la laisse ?
    Mieux, les crottes de chiens sont accusées de causer des chutes et fractures, risque théorique au sujet duquel les statistiques font défaut.
    Par contre, les vers parasites présents dans les déjections animales représentent un risque sanitaire réel de contamination animale ou humaine. Chaque année, quelques dizaines de cas de contamination humaine grave conduisent à des soins lourds et invalidants, au sein d'une population statistiquement contaminée par l'ingestion de vers d'origine fécale parasitant les carnivores domestiques.

INFORMATION DU CNPA (Conseil National de la Protection Animale)

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