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APPRENTISSAGE DE LA PROPRETÉ

La propreté s'apprend
    En mettant le chiot dans les meilleures conditions dès son arrivée chez vous: sorties hygiéniques suffisamment fréquentes, juste après les repas, en laisse, dans un endroit calme. Pendant quelques jours, distribuez une récompense (flatterie ou gourmandise) après qu'il ait déféqué à l'extérieur.
    Les journaux posés au sol de l'appartement en guise de litière ne peuvent constituer qu'une solution très provisoire pour les chiots insuffisamment vaccinés.
    Respectez le tempérament du chiot: un dominant voudra des spectateurs, un dominé voudra au contraire se soulager dans la discrétion...

Faut-il réprimander ?
    La carotte est toujours plus efficace que le bâton et la récompense mieux perçue que la punition. Cette dernière est en effet délicate à manipuler et, mal administrée, elle peut produire des résultats exactement inverses de ceux recherchés...

La malpropreté
    Elle peut découler d'un comportement normal mais inapproprié. Il peut aussi s'agir d'un comportement anormal ou d'une affection pathologique. Ainsi, selon le cas, le retour à la propreté nécessitera une révision de l'éducation, de la discipline et de la vie en société (hiérarchie, routine, activités  etc). Pour  d'autres, le bilan de santé conduira à traiter des causes pathologiques. Dans tous les cas, demandez conseil à votre vétérinaire.

A SAVOIR
Le marquage territorial normal
    Un chien adulte qui marque son territoire dépose de petites quantités d'urine ou des selles en des lieux bien évidents, visités par les congénères.

L'élimination est bien différente
    Quand le chien se 'soulage', les quantités sont plus importantes et dissimulées.

Le pipi de joie du chiot
    Un chiot urine quelques gouttes pour manifester sa joie, rendre hommage à son maître. Le punir serait mal interprété.

Le vieux chien peut devenir malpropre
    Pour des raisons de sénilité ou des troubles physiologiques liés à l'âge (arthrose, insuffisance cardiaque  etc). Un traitement de la cause est nécessaire.

La coprophagie
    Ce n'est pas un comportement franchement anormal chez le chien, même s'il est gênant pour les maîtres. Il est possible de rendre les excréments moins 'attractifs'. Le vétérinaire dispose de produits adaptés à ce but.

ATTENTION
Il ne faut pas confondre énurésie et malpropreté
    L'énurésie est très rare: la miction est mal contrôlée, 'ignorée' par le chiot. On retrouve alors l'animal baignant dans son urine. Il s'agit plus souvent d'une incapacité à retenir très longtemps son urine et le chiot se soulage en des endroits divers, mais précis. Il fait un effort pour aller uriner hors de sa couche: à son avis, il est propre!

Il ne faut pas confondre réaction émotionnelle et malpropreté
    Un très fort stress, une grande frayeur, mais aussi une grande joie, une forte émotion peuvent s'accompagner d'un relâchement des sphincters et provoquer miction ou diarrhée. Le maître ne doit pas adopter dans ce cas une réaction trop négative qui ne pourrait qu'accroître le niveau émotionnel et aggraver les choses. Dans certains cas, apparaîtrait même un détérioration durable des rapports maître-chien.

Il est illusoire de traiter la coprophagie
    Il s'agit d'une attirance naturelle du chien vers les excréments d'autrui ou les siens. Hors de la vue du chien, retirer aussi souvent que nécessaire les selles. Ne pas gronder exagérément le chien car il pourrait chercher à faire disparaître les selles en les mangeant, de peur de se faire à nouveau gronder...

Il est illusoire d'attendre que le chien soit plus grand en espérant qu'il deviendra spontanément propre !
    Il faut lui apprendre à faire ses besoins là où vous voulez. A défaut, le chien cherchera à être propre selon ses propres critères, c'est-à-dire qu'il identifiera une zone d'activité, une zone de repos et une zone de défécation. L'objectif est donc que cette dernière soit en accord avec vos propres souhaits.

Rien n'est facile
    En matière d'éducation à la propreté il ne faut pas croire aux succès trop rapides: un comportement n'est durablement acquis qu'après de nombreuses répétitions.
    Se contenter de la facilité dans les premières semaines peut se payer toute une 'vie de chien'. Ainsi, le faire déféquer et uriner sur le balcon est peut être pratique dans un premier temps, mais il faut convenir que le chiot grandira ainsi que le volume de ses déjections. La porte-fenêtre entrouverte en permanence risque également de refroidir la maison en hiver. Pour finir, les journaux ne seront pas toujours suffisamment absorbants...

Ne jamais nettoyer les souillures devant le chien
    Nettoyer les dégâts devant le chien peut être ludique et l'inciter à recommencer. Une confusion hiérarchique pourrait également apparaître dans son esprit.

Ne pas lui 'mettre le nez dedans'
    Il chercherait alors à se soulager loin du regard du maître, évitant alors de le faire en promenade !

    Demandez conseil à votre vétérinaire.



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Education d'un chiot
    Bonjour, et grand merci pour ce site extrêmement intéressant et bien fait, indispensable à tout maître désireux de "bien faire", d'autant plus à tout nouveau maître, dont je suis.
Nous venons en effet d'adopter un petit shih-tzu de 8 semaines, adorable et... têtu, comme tout chiot je suppose.
    Le problème d'éducation qui m'inquiète le plus est la propreté : dans la journée, pas de gros problème, je le sors après ses repas et ses siestes, comme conseillé (ceci dit, il est difficile de le féliciter pour les pipis dehors, car avec sa taille et ses petites pattes, on a du mal à voir quand il fait effectivement !) , et si "erreur", je nettoie loin de son regard.
    Mais pour la nuit, le problème se couple au problème du lieu de sommeil : nous l'avons mis dans notre chambre (où  il a son propre panier et où le lit lui est strictement interdit). Or vous le déconseillez. Si nous l'avons fait, c'est parce qu'il mange ses crottes. Donc, lorsque nous l'entendons se réveiller et s'agiter, nous le sortons au jardin pour qu'il fasse ses besoins, ou nous nettoyons illico si c'est déjà fait.
    Est-ce la bonne solution de le sortir en pleine nuit ou faut-il tout simplement attendre qu'il puisse biologiquement se retenir toute une nuit et le laisser faire ?
    Vous déconseillez également la méthode serpillère ou journaux, ce qui veut dire le laisser faire n'importe où, d'autant que vous dîtes "Confiner le chien dans une pièce en votre absence
    Cette habitude est très mal ressentie: cela constitue une réprimande alors que le chien n'a pas encore fait de bêtise et cela majore également le sentiment d'abandon."
    Ce qui ne laisse aucune pièce "à l'abri".
    Le problème également dans ce cas (ne pas l'enfermer ) est qu'il y a chez moi des escaliers, qui plus est sans contre-marches, qui je pense lui seraient fatals en cas de chute, vu son jeune âge et sa taille...
    Bref, je me sens un peu désemparée par la résolution de ces points, et ne sais quelle attitude choisir au mieux.
    Je vous serais donc extrêmement reconnaissante si vous pouviez éclairer ma lanterne par vos conseils à ces sujets !
    Merci d'avance, et en tout cas, encore bravo pour votre site inestimable !
Cordialement,
    Patricia D.

PORTAIL-VETERINAIRE.com répond
    Message personnalisé: à 8 semaines, les chiots issus d'une famille sont souvent propres. C'est malheureusement rarement le cas lorsqu'ils proviennent d'un élevage. La différence tient au manque de disponibilité de l'éleveur ou, pour certains circuits de 'production' peu sérieux, ce qu'il faut bien appeler la carence des intermédiaires. En tout cas, le chiot est physiquement apte à se retenir de façon satisfaisante; il ne lui reste plus qu'à apprendre.
    A défaut que le chiot puisse imiter sa mère, la mission vous incombe donc d'indiquer au chien la différence entre extérieur et intérieur, à propos de l'élimination des déjections et pipis. Les astuces que vous avez trouvées sur le site ont le mérite d'être imagées et donc sans ambigüité pour le maître et le chiot, dans un langage commun. Mais vous pourriez également confier cet apprentissage à un chien adulte compréhensif, avec un excellent résultat après quelques jours ou semaines de cohabitation permanente 24h/24.
    Entre dormir dans la chambre et manger les crottes, je préfère le second inconvénient qui n'est pas un défaut à cet âge alors que le rapprochement excessif que vous avez entamé ne tardera pas à le devenir.
    Sous 8-10 jours, le chiot n'aura plus aucune raison physiologique de sortir faire ses besoins la nuit. Si vous persévérez, le sommeil risque de vous manquer pendant les quinze ans à venir… parce que le chien devenu adulte risque de donner de la voix pour qu'on s'occupe de lui à toute heure.
    Escalier ajouré: il faudrait en effet circonscrire l'espace alloué au chien au seul rez-de-chaussée et lui interdire de grimper. Ca se gère comme tous les autres interdits, par une intervention volontairement théâtralisée de chaque membre de la famille, à la première patte posée sur la marche, systématiquement.
    Sorties au jardin: à cet âge, toutes les sorties sont l'occasion d'apprentissage. Les bruits de la rue et de la ville sont tout autant nécessaires que ceux de la campagne. Habituez-le rapidement au collier et à la laisse pour initier sans tarder des sorties hygiéniques et de promenade en des lieux les plus variés possible.

    Message commun: Dans l'intérêt de votre compagnon, le bon sens ainsi que le code de déontologie vétérinaire nous font vous conseiller de vous adresser à votre vétérinaire habituel ou à celui de votre commune. Lui seul saura vous conseiller de manière pertinente.
    Si vous le jugez utile, vous pouvez imprimer la page de PORTAIL-VETERINAIRE que vous avez visitée ainsi que ce message, afin d'en discuter avec le praticien.

    Cordialement.

 

 

 

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