UN CHIOT ARRIVE A LA MAISON

IMAGINEZ…
    Imaginez-vous, petit enfant, arraché aux jeux avec les copains, bousculé par d'innombrables bourrades prétendument amicales et propulsé dans un nouveau monde !
    C'est bien l'épreuve à laquelle vous exposez le chiot nouvellement acquis donné en pâture à vos enfants, trop heureux de le cajoler…
    Comment faire pour ne pas trop en rajouter ?

UN PEU DE BON SENS SUFFIT
    Au moins un bouleversement lui sera épargné si vous rapportez chez vous quelques poignées de la nourriture à laquelle le chiot est habitué. L'éleveur sérieux se fera un devoir de vous le proposer spontanément et gracieusement, alors que le vendeur  montrera son 'talent' en réalisant une vente facile.
    A condition de ne pas avoir acheté un sac plus gros que le chien… il sera bien temps de changer tout çà après conseil du vétérinaire !
    Arrivé à la maison, passé le temps des embrassades, expliquez aux enfants et aux plus grands qu'il est temps que le chiot se repose de son 'long' voyage.

IL PLEURE TOUT LE TEMPS
    Bien sûr… il cherche le contact des autres chiots auprès desquels il avait pris l'habitude de se lover.
    Il aimerait bien reproduire avec vous ce réflexe de fouissement bien réconfortant… Mais, céder serait une mauvaise idée. Contourner le problème en vue d'un sevrage affectif, une bien meilleure idée.

LES ASTUCES
    Aménagez un espace tout juste dimensionné pour qu'il s'y cale. Vraisemblablement, si vous avez fait comme tous les nouveaux acquéreurs avant vous, le panier tout neuf que vous venez d'acheter est dix fois trop grand pour qu'il s'y sente bien… Bricolez donc un carton à la bonne taille.
    La chaleur des autres l'intéresse ? Offrez-lui une bouillotte qu'il faudra renouveler d'heure en heure pendant une demi journée. Pensez à vérifier qu'elle n'est pas trop chaude, enfermez-la dans un sac plastique au cas où elle fuirait, entourez-la d'un vieux pull, laissez au chiot la possibilité de s'éloigner de la bouillotte si elle ne lui convient pas.
    Il adore les tissus douillets qui lui rappellent le pelage des congénères. A défaut de lui offrir un vieux manteau de fourrure… abandonnez-lui un pull usagé.
    Dès le lendemain, il devra se contenter de sa nouvelle panière et du vieux tissu. Fini, la bouillotte…

IL PLEURE ENCORE…
    Ben oui. Il ne s'agissait que d'astuces pour aider à passer le cap. Il appartiendra quand même au chiot et à ses nouveaux maîtres de couper le cordon ombilical imaginaire qui relie encore le nouveau-venu à son ancien mode de vie !
    Cédez aux suppliques du petit tyran… et vous risquez de l'habituer à coucher dans votre lit, manger sur vos genoux etc. Autant de mauvaises habitudes au sujet desquelles je vous recommande de réfléchir dès le premier jour !!
    Oui, le sevrage affectif est nécessaire. Oui, çà ne lui plaira pas et il négocierait bien un autre programme. Oui, il appellera… je l'espère, en vain.
    OUI, CA PASSERA APRÈS QUELQUES JOURS… si vous résistez.